Au Royaume-Unis, au début des années 80, avec l'essor de la VHS et surtout, l’arrivée massive des vidéo-clubs à chaque coin de rue, un nombre impressionnant de films d’horreur (bien souvent édités directement en VHS, sans passer par une exploitation en salle) ont vu le jour. A cette époque, tous les films édités en VHS n’étaient pas soumis au BBFC (British Board of Film Classification), l’équivalent du CNC français, afin de le soumettre à une classification (contrairement aux films qui sortaient en salles). En l’absence de contrôle, les films ont donc pu sortir sans le moindre problème (et sans la moindre interdiction).
Mais cela n’a pas duré bien longtemps, suite à une campagne menée (entre autre) par Mary Whitehouse (une militante britannique pour les valeurs morales et la décence religieuse), des poursuites ont été engagés et surtout, certains films se sont retrouvés blacklistés, avant que la censure interdise purement et simplement l’exploitation de certains films sur le sol britannique.
VHS Nasty (2019) revient sur cette censure qui a touché les films d’horreur (et pornographiques), parmi eux, on y retrouve notamment La Dernière Maison sur la gauche (1972), Chair pour Frankenstein (1973), La Nuit des morts-vivants (1968), Massacre à la tronçonneuse (1974), Black Christmas (1974), La colline a des yeux (1977), Suspiria (1977), Rage (1977), I Spit on Your Grave (1978), Faces of death (1978), Driller Killer (1979), Le Bal de l'horreur (1980), Vendredi 13 (1980), Cannibal Holocaust (1980), Cannibal Ferox (1981), Inseminoid (1981), Scanners (1981), Mad Foxes (1981), Evil Dead (1981), ainsi que The Thing (1982).
Pour nous faire revivre cette période de censure qui frappait injustement le cinéma d’horreur, le réalisateur à donné la parole à bon nombre d’intervenants (dont des réalisateurs) où chacun y va de sa petite expérience personnelle pour passer outre la censure (notamment via des bootleg, des enregistrements pirates que l’on s’échangeait sous le manteau, mais de qualité médiocre).
L’ensemble des intervenants sont tous d’accord sur un point, il est nécessaire de protéger les enfants, mais il faut pouvoir laisser la liberté aux uns et aux autres de voir ce qu’ils ont envie (surtout lorsque l’on sait que parmi les films censurés, se trouve des chefs d’oeuvre, dont certains sont devenus cultes). Qui est en droit de dire si tel ou tel film est indécent ? Qui est le mieux placé ? Sachant que c’est purement subjectif.
Pour ma part, je n’y ai pas appris grand chose et c’est bien ça qui m’a le plus dérangé. Écouter les anecdotes de parfaits inconnus, ça va 5min, mais à la longue, ça devient long et surtout, c’est très répétitif puisqu’ils disent tous plus ou moins la même chose. Tony Newton semble se concentrer sur la quantité au lieu de la qualité, en effet, c’est déjà son 3ème documentaire sur les VHS (sur 4 actuellement) en l’espace de 5 ans, c’est beaucoup et surtout, ce n’est peut-être pas nécessaire, surtout si le contenu n’est pas à la hauteur de nos attentes.
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