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1001 critiques
Beauté vulgaire
Curieux, vraiment curieux. Ce court métrage, c’est même n’importe quoi. On se demande bien ce qui passe par la tête du réalisateur. On peut au moins lui reconnaître une certaine maîtrise sur le plan...
le 1 déc. 2015
Entrer dans le cinéma de Jan Kounen n'est pas toujours chose aisée, d'autant plus que le réalisateur peut passer d'un extrême à l'autre. A l'image du film d'action barjo Dobermann (1995) et du western chamanique Blueberry (2004). Mais avant cela, Kounen avait signé ce drôle de court-métrage.
Comme un échauffement avant son premier long-métrage, Vibroboy est un film dégénéré partant parfois dans tous les sens et allant vers la violence et le sexe sans filtre. Un trip où le spectateur pourra se sentir un peu perdu par moments entre les plans en courte focale ras la gueule, l'intrigue très simple mais dont le traitement à l'écran peut la rendre un peu confuse, une photo allant sur le marron et un montage surexcité. Tel un passage sous drogue, Vibroboy ne s'arrête quasiment jamais dans sa folie furieuse, au point d'en devenir fascinant.
D'autant que graphiquement, le film n'y va pas de mains mortes. Le costume du fameux Vibroboy sort tout droit des expérimentations de Shin'ya Tsukamoto et le totem phallique et son utilisation renvoie à une scène bien célèbre de Tetsuo (1989). Kounen instaure une véritable ambiance de cauchemar où le personnage de Dominique Bettenfeld (l'Abbé de Dobermann), ordure du début à la fin, se retrouve avec des pouvoirs délirants l'imposant en figure masculine toxique définitive.
Face à lui deux personnages impuissants et subissant l'action, Michel Vuillermoz le premier. On l'oublie souvent mais le pensionnaire de la Comédie Française a souvent été vu dans des films de genre dès les 90's, avec des apparitions chez Kounen, Albert Dupontel ou même James Huth. Ici il se retrouve avec le rôle d'un travesti malmené physiquement et psychologiquement par Bettenfeld et ramenant le chaos en France avec son foutu totem. L'arroseur arrosé en quelques sortes. Quant à Valérie Druguet, le peu de choses montrées confirme une relation brutale entre son mari et elle, entraînant des non-dits qui alimentent la paranoïa de son homme.
Vibroboy est un film où le salaud gagne, au point de vous en décrocher la mâchoire. L'expérience ne plaira clairement pas à tout le monde (le film n'est pas subtil dans sa réalisation et les acteurs surjouent volontairement), mais Vibroboy fait partie de ces films fantastiques atypiques qu'une génération de cinéastes français a lancé dès les 90's, du duo Jeunet / Caro à Christophe Gans. Un vent de renouveau qui n'a malheureusement pas si bien porté ses fruits...
Au passage, bons nombres de spectateurs ont eu la surprise de tomber sur un passage du film dans... Le bonheur est dans le pré (Etienne Chatillez, 1995). Un choix surprenant, d'autant plus que le montage balance l'extrait frontalement et sans justification (en fait, la famille regarde le film à la télévision), passant d'un plan avec Michel Serrault et Carmen Maura joyeux au film de Kounen. Autant dire que le choc a dû être un peu brutal pour certains spectateurs dans les salles !
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Journal de bord 2020, Mad France (1980-1999) et Il était une fois 1994
Créée
le 28 juin 2020
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1001 critiques
Curieux, vraiment curieux. Ce court métrage, c’est même n’importe quoi. On se demande bien ce qui passe par la tête du réalisateur. On peut au moins lui reconnaître une certaine maîtrise sur le plan...
le 1 déc. 2015
2
76 critiques
Vulgarité crasse et hystérique au service de... rien du tout. Vaut le coup d'oeil pour les décors et la photo. Le reste est une belle défécation dans nos mirettes, qui aurait pu être drôle si ça...
le 10 août 2013
2
277 critiques
Bon, je savais que Jan Kounen était un réalisateur de merde, sans même avoir vu ses films, mais tout de même, je ne m'attendais pas à ça... Pour la faire courte, et parce que ce film ne mérite pas...
le 1 nov. 2015
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