Pixar revient enfin, après avoir été temporairement spolié par son créateur Disney, l'équipe se forçait à roder sans véritable foi leur stratégie, contrainte et forcée de jouer l'illusion d'une synergie pour mieux valoriser un studio vieillissant.
Bizarrement avec Inside Out, le studio renoue frontalement avec un sujet qui a toujours été au cœur de leurs œuvres 20 ans après Toy Story ; La confrontation entre l’innocence de l’enfance et la cruauté du monde adulte. En s’appuyant sur un évènement basique, ils décryptent par le biais d’une vision métaphorique, un décryptage habile, poignant, et surtout use pleinement des possibilités de ce « décodeur » pour nous proposer un univers dont le ludisme apparent cache surtout une fable profonde liant de manière palpable , parents et enfants.
Entre Œuvre rédemptrice , divertissement intelligemment drôle et élaboration d’un microcosme aussi complexe qu’attirant, Inside out confirme l’efficacité d’une formule pixar améliorée et d’un recul appréciable de la part des studios, pour un résultat se hissant sans forcer au niveau des meilleurs œuvres de l’équipe.