6
le 28 mai 2023
SuivreProcès d'intentions
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
Le premier long-métrage du Slovaque Michal Blaško se déroule dans une petite ville de la République Tchèque mais il pourrait se passer à peu près partout, là où les relents de nationalisme et donc de xénophobie ont de plus en plus pignon sur rue. Au départ du film, une agression d'un garçon ukrainien perpétrée possiblement par des membres de la communauté rom. Et un mensonge qui va avoir des conséquences, dans un enchaînement de situations incontrôlables, récupérées par l'opinion publique et la sphère politique. Pour montrer l'air vicié du temps et la montée des intolérances, le réalisateur tisse une toile qui enferme les deux personnages principaux, une mère ukrainienne en attente de régularisation et son fils molesté, à partir du moment où il leur faut choisir une voie dont ils pourront tirer profit mais qui n'est pas nécessairement conforme à leurs propre morale. Victim ne s'impose pas comme une thèse sur la dérive des sociétés occidentales mais comme un récit riche en ambigüités où une décision peut changer des destins individuels et susciter une agitation collective. Michal Blaško, qui s'est fait la main sur plusieurs courts-métrages, très remarqués, et sur de nombreux épisodes de séries télévisées, maîtrise à la perfection la tension et le rythme de ce thriller psychologique et sociétal qui confronte chacun à ses propres valeurs et contradictions.
Créée
le 11 nov. 2022
Critique lue 206 fois
6
le 28 mai 2023
SuivreDepuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
8
le 25 août 2021
SuivreIl est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
8
le 25 sept. 2021
SuivreEnfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème