Victoria. Je ne m'attendais absolument pas à ressentir des émotions aussi fortes, aussi déchirantes, en regardant ce film. Mes mots suivront le cours des sensations que j'ai pu connaître pendant le visionnage et seront sans doute forts et peut-être, selon vous, exagérés, mais je ne peux m'exprimer autrement que comme cela, par mon regard dont j'assume l'entière subjectivité et la passion.


Tourné en plan séquence véritable, (au bout de 3 essais alors que le réalisateur et l'équipe n'y croyaient plus..) cette oeuvre est époustouflante. Les acteurs jouent avec ardeur et brio pour la plupart; D'ailleurs, ils ne jouent pas. Ils incarnent, ils sont.
Le plan séquence permet sans doute de laisser une place unique à l'improvisation et semble pousser les acteurs à se plonger encore plus dans leur rôle, sachant qu'aucune coupure n'est possible et que le rendu est transparent, leur performance apparaissant telle qu'elle à la fin. Cela purifie leur jeu, à mes yeux. Cela crée en nous le désir de sonder ces personnes dont on ne sait pratiquement rien.


Le scénario est surprenant: anecdotique et réel, il possède malgré tout une petite dose d'onirisme, d'esthétisme. Le seul essoufflement que peut connaître ce film concerne les scènes sans dialogue, avec la musique comme seule compagne de l'image. Nils Frahm fait dans l'intensité, la tension, la subtilité et le décalage entre sa musique et les scènes frénétiques au ralenti dans la boîte de nuit peut déstabiliser. Mais, de mon côté, j'ai trouvé ces scènes belles et touchantes.


La caméra est hypnotique, séduisante et par son instantanéité, elle nous donne le vertige. Le vertige, le doute, l'anxiété et l'excitation que provoque une situation imprévue, où des liens se dessinent et où tout finit par nous dépasser.


Ce film m'a marqué par son image, sa vivacité, sa capacité à nous faire sombrer dans l'angoisse et l'incertitude. On ressent une frénésie dans cette oeuvre cinématographique, c'est une histoire moderne, une histoire importante, une histoire puissante.

Lostcontrol
9
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.

Créée

le 11 janv. 2016

Critique lue 500 fois

Lostcontrol

Écrit par

Critique lue 500 fois

8

D'autres avis sur Victoria

Victoria

Victoria

10

Veather

le 30 juin 2015

Suivre

Victoria Sonne juste.

Avertissement : dans la rédaction qui va suivre je raconte un peu ma vie. Donc, si pour toi la critique doit se limiter à l’œuvre concernée, si le simple fait quelqu'un parle de lui pour mieux...

Victoria

Victoria

6

Sergent_Pepper

le 18 janv. 2016

Suivre

Panic in the moonlight

Ce serait évidemment une erreur que de réduire ce film à son principal argument de vente, à savoir qu’il est constitué d’un unique plan séquence de deux heures et quart. Si l’on s’en tenait à cette...

Victoria

Victoria

3

mymp

le 27 juin 2015

Suivre

L'aube est triste hélas ! et j'ai vu tous les maux

À quoi reconnaît-on un branleur ? Un branleur, c’est celui qui met sa musique de merde à fond dans sa bagnole, ou qui porte des lunettes de soleil à l’intérieur ou quand il n’y en a plus (de soleil)...

Du même critique

Victoria

Victoria

9

Lostcontrol

le 11 janv. 2016

Suivre

Intense errance.

Victoria. Je ne m'attendais absolument pas à ressentir des émotions aussi fortes, aussi déchirantes, en regardant ce film. Mes mots suivront le cours des sensations que j'ai pu connaître pendant le...

Manchester by the Sea

Manchester by the Sea

8

Lostcontrol

le 29 déc. 2016

Suivre

Critique de Manchester by the Sea par Lostcontrol

Critique très subjective et plus du niveau de l'opinion que de l'analyse, d'ailleurs. (w/spoiler) Quand le film a commencé et que les 30 premières minutes se sont écoulées, j'étais déjà déçue. Je me...

Into the Night / Denim Patches (Single)

Into the Night / Denim Patches (Single)

9

Lostcontrol

le 27 avr. 2014

Suivre

Critique de Into the Night / Denim Patches (Single) par Lostcontrol

Merci le festival l’Ère de Rien. Si jeunes et pourtant si puissants. Des compositions de génie, des guitares mélodieuses, minutieuses. Un chanteur à la voix d'éther, parfaite, nécessaire mais...