Pour parler de l’emprise croissante des technologies du virtuel sur notre vie quotidienne, le film est déjà lourdement métaphorique. Mais il est aussi lourdement didactique : avec sa narration en voix off et ses dialogues lents et explicatifs (apparemment, on prendra le temps d’articuler ses pensées avant de s’exprimer dans le futur), le film semble vouloir prouver à son spectateur qu’il est intelligent en s’expliquant lui-même.
Ce qui au contraire le fait paraître très bête.
Comme si le réalisateur (à cause de la difficulté qu’il a eu pour financer son film ?) était tout le temps sur la défensive vis-à-vis de ses spectateurs, redoutant leur jugement… A ce titre, la fin du film, où une horde de « connectés » déconnectés agressent un petit groupe d’ « hybrides », ressemble à une exorcisation du pire cauchemar du réalisateur : sa mise à mort critique par ses spectateurs.
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