Un des points qui incite à un peu d'indulgence pour Virtual Revolution, est qu'il s'agit d'une production essentiellement française, et qu'elle ne manque pas d'ambition visuelle pour assouvir son concept futuriste. Il y a beaucoup de plans à effets spéciaux, très inspirés de Blade Runner par contre, que ce soient les reflets de néons à travers la nuit pluvieuse, ou bien ces back shots devant les quartiers insalubres avec de la technologie sous le manteau, jusqu'au détective morose qui enquête en voix off. Toute la panoplie de la dystopie cyberpunk est présente pour une intrigue qui porte sur la réalité virtuelle et les jeux en ligne dans lesquels la population se réfugie pour vivre selon ses idéaux. Il y a un petit côté Avalon, et on note Titanfall, Fallout et Skyrim pour les inspirations vidéoludiques sur l'action. C'est un peu un fourre-tout sans grande identité propre. Même la musique est envahissante, à base de nappes Electro et envolées pompeuses. Côté scénario, on arrive à l'habituel groupe de rebelles contre le gouvernement complotiste, doublé d'un point de vue sur la connectivité de la société actuelle, sans grande subtilité.