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Viva la mierde
Comme on ne peut pas mettre zéro, je considère que la mignonnette ritournelle du générique, Ekkoleg, chantée par Grethe Agatz, permet après tout d’attribuer la note minimale de un. Après quoi vous...
le 24 juin 2012
Une petite merveille très violente toute fois, interdite au moins de 18 à sa sortie, elle suscite la polémique et sera même interdit pendant 1 ans en France.
On suit l'histoire de Fando, un petit garçon espagnole dont le père communiste à était capturé par le régime franquiste pour ses opinions politiques.
L'enfant éduqué par une mère très pieuse, cherche des repères dans le monde qui l'entoure mais entre une éducation scolaire et religieuse très violente, une omniprésence de l'armée et des exécutions, et la dictature fasciste, le garçon va devoir se construire dans un monde très sombre ou règne la mort et la maltraitance.
Le film mais en image les fantasmes ou l'imagination du petit garçon de façon très analytique, pour cela Arrabal utilise des monochromes de couleurs bleu vert et rouge.
Ces indications permettent de situer une scène en aparté du récit et participent à la compréhension narrative, ses fantasmes symboliques et surréalistes servent à exprimer aussi bien les actions de Fando, dans le réel, que ce qui le pousse à agir. C'est un échappatoire pour l'enfant, incapable de trouver la justice et de comprendre la société franquiste, dans tous son manichéisme et sa perversité.
Mais il y a beaucoup plus que ça à analyser dans "Viva la muerte", le complexe œdipien, la dualité entre la recherche du père dont l'enfant veut se faire le sauveur (et dont l'enfant ignorera la situation jusqu'à la fin) et celle de la mère objet du désir à la fois beau, glaciale et terrifiant, l'armée et les milices de la mort ...
Le film est difficile à aborder mais la lecture peut se faire facilement, les films de Alejandro Jodorowski "la montagne sacrée", "el topo", "santa sangre" constituent de bonnes entrées en matière dans ce genre surréaliste.
D'un point de vue purement cinématographique le film ne brille pas particulièrement, (montage et découpage un peu hasardeux, monochromes et images illisibles) mais il saura séduire si on prend le recul nécessaire, de plus si il réserve de sublimes photos par instant, le générique mis en images par Roland Topor et la bande son sont à proprement parlés, incroyable.
Créée
le 2 mars 2016
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le 24 juin 2012
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