Antonio Vivaldi, qui était aussi prêtre, est mort à l’âge de 63 ans en 1741 à Vienne et jeté dans une fosse commune. Ses contemporains l’oublièrent bien vite. C’est Jean-Sébastien Bach qui le sorti de l’oubli. Le musicien compositeur allemand a adapté et transcrit plus d’œuvre de Vivaldi que n’importe quel autre musicien compositeur.
De nos jours son œuvre phare, ses 4 concertos qui forment « Les quatre saisons », compte parmi la plus connue de la musique classique.
La primavera, « Vivaldi et moi en France », nous amène dans le Venise du début XIIIème siècle, à l’Ospedale de la piietà (auspice de la piété) qui forme de jeunes filles abandonnées à la naissance, à la musique dans une stricte vie monacale, habillées comme des sœurs. Pas de contact avec l’extérieur, virginité obligatoire pour les marier à un riche époux avec lequel elles n’auront plus le droit de jouer de la musique. Vivaldi débarque là pour remplacer le maestro qui formait les jeunes filles.
Cécilia, jeune violoniste d’exception, est passionnée et va devenir 1er violon de l’orchestre. Une relation de confiance et de respect va naître entre le Maître et l’élève. Elle va tenter de s’affranchir de ses liens avec son aide. Voilà maintenant allez voir le film.
Évidemment la musique y joue un grand rôle, c’est vraiment très beau les quatre saisons, quelque chose de léger et fort en même temps, comme des fleurs pourpres sur de la dentelle blanche illuminée par un rayon de soleil. Un bonheur simple qui vous irradie et vous envole. A la fois message d’espoir et remarquable ode aux 4 saisons en particulier et à la musique en général.
Les acteurs sont impliqués chacun dans leur rôle, mention spéciale à Tecla Insolia, qui joue Cécilia, transcendée et transcendante. Michele Riondino incarne un Vivaldi crédible et engagé. N’oublions pas les costumes d’époque de la noblesse, ceux des recluse, qui finissent d’assoir le film pour un des meilleurs de 2026.