La mise en scène de ce court-métrage est, je pense, assez impressionnante pour un film de 1929. Déjà, le début m’a surpris. C’est rare a priori de voir un film de cette époque avec un montage aussi dynamique, une manière de filmer assez originale (caméra embarquée en voiture il me semble). La scène de fin est assez dingue aussi, on dirait que Laurel et Hardy sont vraiment tout en haut d’une grue, au bord d’un précipice. Visiblement les acteurs étaient réellement en hauteur, c’est complètement dingue et très impressionnant pour moi qui ait eu la chance de le voir sur grand écran: « Sur cet immeuble de 10 étages, a été construit tout exprès pour le film un châssis de poutrelles. Les acteurs sont à environ 50 mètres du sol. » (site du Ciné club de Caen). C’est un peu moins original au niveau des gags, un peu lourd l’idée qu’ils ont pas le bon pantalon et que ça les incommode. La police est toujours tournée en dérision, moment un peu bizarre pour un spectateur de 2025 quand un gag consiste en le fait d’écraser un policier (par erreur) sous un ascenseur pour qu’il se transforme en policier nain. Mais bon c’est un film qui a un siècle, difficile de faire un procès au réalisateur Léo Mccarey vu les moeurs de l’époque je pense.
J’ai envie de le revoir rien que pour la scène sur la grue, et, d’après mon expérience, en terme d’appréciation d’un film, quand on a envie de le revoir c’est qu’il a véritablement des qualités intrinsèques intéressantes.