Ma patience a des limites, mais faut pas exagérer

J'ai longtemps attendu avant de visionner ce nanar mythique, craignant sans doute être un peu déçu par son véritable potentiel comique. De fait, en dehors de ce passage improbable où l'actrice principale imite un pingouin, ce n'est sans doute pas le film le plus involontairement drôle que j'ai pu voir, la faute à un rythme d'une rare mollesse, assez caractéristiques des nanars fauchés.

En dehors du manque flagrant de moyens, ce qui perturbe vraiment à la vision de ce film à trois titres, ce sont les enjeux scénaristiques totalement opaques : à première vue une simple histoire de vol de diamants rendue complètement incompréhensible par un scénario en roue libre qui semble parfois lorgner du côté du crypto-James-Bond-movie... Le pré-gen dans lequel les parents des deux héros se font massacrer sans qu'on sache pourquoi, le repaire et les uniformes futuristes des méchants, la clinique de chirurgie esthétique tenue par une vieille lesbienne entourée de bonasses en toge, j'en passe et des meilleures...

Les motivations des personnages paraissent la plupart du temps à la fois complètement obscures, ou trop claires (l'attirance très glauque qu'éprouve le héros pour sa sœur), l'arrivée à mi-parcours de Fred Williamson ajoute un arc narratif inutile à un imbroglio d'intrigues déjà surchargé, et n'oublions pas les faux-raccords, le jeu approximatif de la plupart des acteurs, la VF qui fleure bon l'amateurisme (ah l'accent italien de la méchante).

À la fin, le gros diamant qui donne le(s) titre(s) au film (le fameux White Fire) et sert de McGuffin dont le réalisateur ne sait vraiment pas quoi faire, finit par exploser sans raison, comme s'il voulait se sacrifier pour mettre fin au calvaire des acteurs, du réalisateur et des spectateurs.
LAmi-Ricofruit
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le 14 août 2011

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