Cet ultra conservateur et suppôt de Trump qu’est Mel Gibson ne m’intéresse pas sinon en tant que cinéaste. J’étais curieux de le voir revenir derrière la caméra.
Son nouveau film suit le vol d’un vieux coucou dans lequel une Federal Air Marshall transporte et assure la sécurité d’un témoin à charge à travers la nature sauvage de l’Alaska. Le troisième passager, le pilote, aura, sans surprise, son rôle de trouble-fête à jouer.
Il ne reste pas grand-chose de Mel Gibson dans ce film débile, sans intérêt, déjà vu. Il y a néanmoins un parti pris – la moindre des choses – qui consiste à ne jamais quitter la carlingue de ce charter avec uniquement trois personnages. Dommage qu’ils soient aussi peu intéressants.
On se raccroche à des instants. Il y en a peu et ils sont plutôt du côté du burlesque : la moumoute de Mark Walhberg, en priorité. Vraiment triste de voir l’auteur du génial Apocalypto offrir cette petite série B sans vie. On dirait du « Jaume Collet-Serra avec Liam Neeson » sans Liam Neeson.
Le film n’est même pas problématique. À peine plus violent que la moyenne des films de ce genre. Qu’on aime ou pas les films de Gibson, on ne peut d’habitude pas lui reprocher son manque d’ambition. Là c’est le néant. Un bon gros navet qui a bien mérité son bide.