Un arnaqueur professionnel sort de prison, et comme à chaque fois, il ne peut s'empêcher de créer des magouilles une fois en-dehors, ce qui fait qu'il revient régulièrement à sa cellule. Il va venir en aide à une amie, victime d'un droit de cuissage, afin de toucher des indemnités.
A travers cette histoire, qui est une vision assez sombre du travail pour les femmes où elles semblent toutes victimes de leurs patrons libidineux, c'est avant tout un festival Alberto Sordi qu'on a droit. Crédité comme un des scénaristes du film, il donne un véritable show tant il en fait des caisses en devenant tour à tour prêtre ou policier et d'autres métiers. Il y a même des scènes très drôles, comme par exemple quand il se fait passer pour un policier qui arrête un bijoutier ou alors en tant que prêtre, il admoneste des jeunes en Vespa qui draguent la pauvre Sylva Koscina avec des mimiques qui ne peuvent que faire penser à Louis de Funès.
Par ailleurs, la partie consacrée à cette jeune femme jouée par Sylva Koscina est peut-être un peu plus faible, tout en parlant en substance du désir d'émancipation, car elle vit avec le reste de sa famille dans un petit appartement, sans qu'on ne lui rappelle sans arrêt à quel point elle est belle, y compris ses frères. D'autant plus qu'elle se rabiboche assez vite avec son patron, joué par Ettore Manni, qui essaie au départ de l'embrasser de force, et dont elle lui répond avec une superbe baffe.
Mais c'est avant tout et surtout un festival Alberto Sordi, qu'on se délecte à en voir faire des caisses dans le rôle du beau parleur, et dont la conclusion est hilarante.