Warcraft est probablement l’un des blockbusters les plus mal compris des années 2010.
À sa sortie, beaucoup ont vu un énorme chaos numérique rempli de noms compliqués, de magie verte et de personnages impossibles à suivre. Les critiques ont parlé d’un film froid, confus, incapable de remplacer Le Seigneur des anneaux.
Et pourtant… plus les années passent, plus Warcraft développe une forme de culte.
Pourquoi ?
Parce que le vrai cœur du film n’est pas chez les humains.
Le vrai personnage principal, c’est Durotan.
Warcraft prétend raconter une guerre fantasy classique. Mais en réalité, le film parle surtout d’un peuple condamné qui accepte de devenir monstrueux pour survivre.
Les Orcs ne traversent pas le portail pour conquérir. Ils fuient un monde déjà mort.
Et tout le film devient plus intéressant dès qu’il oublie ses héros humains pour se concentrer sur cette tragédie.
Le problème, c’est qu’Hollywood voulait transformer Warcraft en nouvelle franchise géante. Résultat : le film passe son temps à expliquer son univers au lieu de construire une vraie émotion simple.
Les humains deviennent alors les personnages les moins intéressants du récit. Pendant que les Orcs, eux, parlent de famille, de survie, d’honneur et d’extinction.
Même visuellement, le film raconte ça. La magie verte du Fel ressemble à une maladie. Chaque scène donne l’impression que ce monde est déjà condamné avant même le début de la guerre.
Et c’est peut-être pour ça que Warcraft reste fascinant malgré ses défauts.
Ce n’est pas un grand film fantasy. Mais c’est un blockbuster étrange, parfois raté, parfois sincèrement tragique.
Le vrai problème de Warcraft, finalement, c’est peut-être d’avoir voulu être une franchise… alors que son meilleur film était déjà celui des monstres.
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