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The Mariner.
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le 13 juin 2015
Quand les 2 Kevin s’associent, ça donne dans le 1000 …marin ! (ironie)
Dix années après leur rencontre sur « Une bringue d’enfer », Costner et Reynolds récidivent une quatrième fois et nous bombardent un film de haute volée.
Si le ballotant scénario bateau (héhé !) est aujourd’hui connu de tous (à la suite d’une catastrophe écologique, un guerrier vogue sur les océans entre atolls artificiels et pirates, ces derniers étant à la recherche d’une mythique contrée lointaine), les écrivains David Twohy -surtout connu pour sa trilogie « Riddick » en tant que réalisateur, il a commencé sa carrière en tant que scénariste : on lui doit notamment les premiers jets du « Fugitif » d’Andrew Davies notamment- et Peter Rader mènent leur barque en ouvrant « Waterworld » dans un monde postapocalyptique bigrement bien retranscrit et doté de décors/costumes impressionnants.
Non pas que le scénario soit soigné, mais l’univers mis en place tient la route …et ne coule pas. David et Peter accordent leurs violons et nous embarquent dans ce film d’aventures pour nous relâcher sur un final alambiqué et bâclé. Peu importe, car ici, faute de preuves, ce n’est pas le scénario du siècle (quoique) mais bien un terrain filmique alambiqué et soigné qui nous est proposé. Ce n’est pas « Le radeau de la méduse », mais bien « Le secret de Rackham le rouge » (la bd !). L’océan dans toute sa splendeur et dans toute son horreur. Bravo messieurs les scénaristes.
Dans la peau du guerrier et du mutant aquatique, Kevin Costner est assez convaincant. Non pas qu’il livre une interprétation à fleur de peau, mais il arrive à tenir son personnage à flot. Ou quand Costner ‘l’incorruptible’ est ce super-héros du futur, comme l’avait été Mel Gibson en son temps. Ce n’est ni son meilleur, ni son pire, mais c’est un rôle d’envergure pour lequel l’acteur revu dans « Open range » est assez charismatique. Un rôle poignant de dur à cuire. Merci Kevin.
A ses côtés, Dennis Hopper est toujours excellent dans la peau du méchant de service. Dans le même genre de rôle, je l’avais préféré dans « Speed » sorti sur les écrans l’année précédent « Waterworld ». De son interprétation de pirate des mers ressort quelque chose de jouissif et un petit je ne sais quoi de plus. Dans tous les cas, j’achète !
Jeanne Tripplehorn (« Basic instinct », « La firme ») convaincante à souhait face à Kevin le mutant apporte quant à elle cette part de virilité féminine. So good.
Avec également Jack Black dans un mini-rôle qu’on reverra trois ans plus tard dans le « Chacal » de Michael Caton-Jones.
Un casting trois étoiles plutôt bien dirigé et dans lequel se détache un Dennis ‘apocalypse’ Hopper explosif à souhait.
Si l’ambiance apocalyptique doit d’abord en partie aux scénaristes, le compositeur James Newton Howard (« La quatrième dimension », « Pretty woman », « Chute libre », « Sixième sens » …) appose également son empreinte dans le monde des pirates en jet-ski. Ses partitions variées (lyriques, entrainantes, vibrantes) résonnent et donnent à l’ensemble le goût enivrant de l’aventure.
Même la musique additionnelle de Mark Isham (« Point break », « Et au milieu coule une rivière », « Collision » de Paul Haggis, …) combinée à la bande-son de Newton Howard nous plonge au gré des aventures dans lesquelles le réalisateur Kevin Reynolds nous convie.
Rondement mené mais bigrement haletant, et même parfois jouissif au plus haut point, le coréalisateur de « Danse avec les loups » livre un divertissement sans fausse note, honorable, louable et plutôt efficace.
Celui qui avait signé quelques années auparavant l’excellent cru « Robin des bois, prince des voleurs » tire parti de l’enfer du futur pour un film d’apocalypse dans lequel Costner vogue sur un trimaran doté de harpons et de mitrailleuses tel Mel Gibson se déplaçait dans un désert sans vie.
Si la vie dans le futur, c’est se battre pour un quignon de pain, une boîte, une tomate, l’on reste davantage dans le film d’aventures même si « Waterworld » lorgne vers la science-fiction via le thème du futur qui est abordé.
L’on aboutit ainsi à un très bon film d’aventures, pour un « Mad max » aquatique, sur une mise en scène un poil bateau qui ne coule pas et qui reste à flot. En effet, la réalisation de Reynolds est certes tonitruante mais reste classique dans l’ensemble.
Tourner entièrement sur l’eau était le plus grand défi encore jamais fait au cinéma, le réalisateur de « 187 code meurtre » et « La vengeance de Monte Cristo » l’a fait et en profite pour donner force à son propos : l’argent n’a plus cour, c’est la barbarie qui a évincé la Terre nourricière des humains. Le futur dans toute sa grandeur …d’océan, et toute sa décadance.
« Waterworld », c’est donc un divertissement de qualité malgré des difficultés financières de budget …et de guerre entre les 2 Kevin.
Indissociable du film, le réalisateur, sous couvert de vengeance et de poésie naïve, a réussi le pari qu’il s’était fixé : mettre en scène un univers encore jamais filmé, l’océan.
Pour conclure, « Waterworld », monstre des mers aquatique exaltant et jouissif massacré à sa sortie en 1995 et passé à Deauville la même année, est ce très bon blockbuster d’anticipation et d’aventures devenu culte avec le temps.
6 étoiles sur 10.
Spectateurs, voulez-vous plonger ce soir avec l’ami Costner ?
Créée
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