Durant un week-end, plusieurs Anglais vont visiter la capitale française, pour des raisons multiples, et chacun(e) va vivre l'expérience parisienne à sa façon.
Le film a beau être charmant, il est en soi une curiosité dans le sens où il nous apprend comment on voyageait à cette époque. Pas d'Eurostar, mais uniquement par avion, avec une somme maximale à ne pas détenir (25 £ dans le cas présent), et c'est toujours amusant de voir comment Paris peut être filmé par un réalisateur anglais, dont le nom est fort à propos : Gordon Parry !
Même si je me doute qu'il y a peu de scènes réellement filmées en France, et qu'il y a énormément de studios, c'est un film choral qu'on suit avec un certain plaisir. Notamment dans la présence du diplomate joué par Alastair Sim, acteur qui me passionne, dont l'arrivée de Londres est attendue par des journalistes qui lui demandent quelques propos : soit il sort un discours formaté, comme tout politicien digne de ce nom, ou alors il se force à faire un demi-rictus pour seule photo, ou alors il joue aux mots croisés durant son travail ! On note aussi la présence de Margareth Rutherford, la jeune Claire Bloom qui s'acoquine avec Claude Dauphin, Ronald Shiner ou encore Jimmy Edwards et sa grosse moustache ainsi qu'un certain figurant nommé Christopher Lee qu'on aperçoit une seconde (qu'on ne loupe pas vu sa grande taille). Du fait que ça se déroule à Paris, il y a aussi plusieurs acteurs français, dont un certain Louis De Funès qui apparait sur deux scènes en tant que chauffeur de taxi grippe-sou, et qui a déjà ses fameuses mimiques.
Tout ne se vaut pas, notamment la dernière partie un peu plus faiblarde, mais Week-end à Paris est sans nul doute une curiosité, qui nous renseigne aussi sur une époque, et sur une vision fantasmée, presque préhistorique aujourd'hui, de la manière dont les étrangers voient la capitale.