L’histoire de fantômes queer, à la puissance émotionnelle dévastatrice et aux thèmes transgressifs de domination, d’égoïsme et d’abandon, est trop souvent entravée par des choix stylistiques laborieux et un scénario mince qui étire nombre de ses interactions jusqu’à les rendre si ténues, effilochées et éthérées qu’elles finissent par devenir tout aussi spectrales.
Le récit ambiant et sinueux de Samuel Van Grinsven est sans aucun doute un concept hanté, porté par des performances investies et des éléments efficaces, mais le film ne peut s’empêcher de s’éterniser.