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Gerardmer 2024, jour 3.

Je l'avais déjà vu en téléchargement cet automne, et le revoir sur grand écran fut un plaisir énorme, j'ai encore plus apprécié l'expérience, en compagnie d'une salle à fond dedans ( il a remporté le prix du public).

Même si je n'avais que moyennement aimé Aterrados, le précédent film de Dermian Rugna, il y avait tout de même suffisamment de trucs sympas dedans pour me donner envie de suivre ses futurs projets, et j'attends avec une impatience énorme désormais son prochain métrage, en espérant une réussite comme celle de When Evil Lurks.

Le film est réussi en de nombreux points, et ses défauts, qui découlent de cette proposition hyper généreuse, s'effacent facilement dans mon esprit tant le reste m'a plu.

Déjà, c'est très bien filmé, ça regorge de plans cools, ou même tout simplement beaux à regarder. L'ambiance qui s'installe grâce au travail visuel m'a beaucoup plu, et la musique participe également au côté désespéré et impitoyable. C'est ultra efficace.

Efficace, il l'est quasiment toujours, et très généreux, même si cela lui donne un côté parfois bordélique (des qualités et des défauts qui étaient déjà assez caractéristiques de Aterrados je trouve, mais dans un ensemble ici beaucoup plus maitrisé, la bascule se fait du bon côté).

Les morts sont excellentes, bien trash, gores, impitoyables, ça fait plaisir car il va systématiquement au bout de ses idées et ça fait du bien.

Même s'il perd un petit peu en tension après le départ de la ville, il agrippe toujours à la gorge et maintien malgré tout un sentiment d'urgence et de désespoir très grisants, jusqu'à une fin bien plaisante.

Les personnages sont suffisamment travaillés pour être appréciés, et tout semble cohérent avec leur psychologie, permettant de ne pas être désarçonnés par certaines décisions qu'ils prennent.

Un vrai coup de cœur donc, pour un film jusqu'au-boutiste, qui s'éparpille parfois mais qui rattrape aisément cela grâce à ses qualités, et qui montre qu'on peut encore traiter des thèmes bien familiers des amateurs d'horreur avec un minimum de fraicheur, sans avoir besoin de révolutionner le genre. J'espère que sa sortie en salle en avril lui permettra de rencontrer le succès qu'il mérite.

Créée

le 29 janv. 2024

Critique lue 114 fois

Gruik

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