Le titre français du roman qui a inspiré le film est "Un oiseau blanc dans le blizzard", et il sied bien à cette histoire: trouble, froide, avec des personnages sans liens affectifs. On se laisse néanmoins toucher par cette jeune femme indépendante et glaciale, qui a dû se construire dans cette famille défaillante, (auprès d'une mère mal-aimante et psychologiquement instable, et d'un père dont le flegme tranquille ne peut qu'être louche) et qui vit désormais sa vie avec insolence et détachement. Sa vulnérabilité face aux secrets qu'elle découvre peu à peu, son amour hésitant pour ses imparfaits parents, qui surgit toujours avec une émotion amère... Autant de raisons qui font que l'on s'attache à Kat, et qu'il m'a été impossible de ne pas verser une larme lors des derniers mots qu'elle prononce. La fin de "White Bird" est le seul moment de ce film qui se laisse aller à un sentimentalisme assumé et bouleversant.