C’est l’histoire d’un tueur en série, non pardon d’un flingueur en série (pour un oui et pour un non, selon l’humeur du moment) dans l’ouest taré et sauvage… mais à sa décharge, il s’agissait souvent de cas de légitime défense (ou de meurtre légitime !) vu que chaque connard du coin venait bravement le défier ou simplement l’énerver…
Or, il ne fallait surtout pas l’énerver, car c’était le meilleur moyen de se retrouver à l’horizontale complètement refroidi. Et donc, ce film est un panégyrique de cette légende de l’ouest lointain à peine civilisé… mais un film plutôt édulcoré, surtout venant de la part d’un vieux briscard du cinéma d’action comme Walter Hill ! la violence y reste en effet bien molle, tout comme l’ensemble du film soit dit en passant.
Car il n’y a pas grand-chose à raconter, à part ces tueries, euh je veux dire ces « dérapages » de l’homme aux deux flingues, le super flingueur, le flingator alcoolique aux cheveux longs, même s’il fréquentait une certaine Calamity Jane…
Donc, à part un bon début (très drôle, ma foi mais sans doute un comique involontaire) le film se traîne malgré -par ailleurs- une bien belle distribution (même si Bridges reste dans l’excès, bien entendu). La toute fin n’est pas si mal non plus mais tarde un brin à venir alors que les retours en arrière en noir et blanc sursaturé restent désagréables.
Un western assez merdique donc, même s’il reste à peu près regardable avec quelques avances rapides ici et là, cela va sans dire.