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Carpe diem.
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J’ai regardé Good Will Hunting sur une tablette d’avion (pardon Gus Van Sant), en rentrant d’une dernière étape de voyage à Boston, au cours de laquelle j’ai visité le MIT.
Cette école prestigieuse est assez peu filmée : on y voit seulement les deux façades néoclassiques du « Great dome », une salle de classe et le fameux corridor aux tableaux noirs, qui n’existe plus tel quel. Heureusement : les autres bâtiments, quasiment brutalistes, n’ont pas beaucoup d’intérêt architectural - mis à part le nouveau département d’informatique, avec ses formes audacieuses et ses briques rouges.
Tout l’intérêt de ce film réside dans les entrevues entre Will, le gamin des rues aux prises avec la justice, intelligent, beau et arrogant, et Sean, enseignant en psychologie désabusé dans un community college, qui ne s’est jamais remis de la mort de sa femme. Entre ces deux hommes perdus, chacun à sa manière, naît une relation aussi émouvante qu’inattendue qui les conduit sur un chemin commun vers la paix intérieure, l’amour et la rédemption. Les bureaux meublés de bois sombres et de livres par centaines, les lumières basses, les plans serrés sur les visages et le grain de la caméra offrent un cadre et une intensité idéaux à ces échanges intimes et touchants.
Robin Williams joue toujours le même rôle, mais qu’il le joue bien ! J'ai lu qu’il aurait improvisé la scène « One night it was so loud, it woke the dog up » : de là vient que leurs rires aient l’air si authentiques. J’ai rarement été aussi ému en regardant un film sur une tablette d’avion ! C’est ainsi que Sean parvient enfin à briser la glace avec Will, et on rit avec eux, les yeux humides, spectateurs de ce sublime moment de complicité. Les paroles de Sean sur les idiosyncrasies de sa femme m’ont d’autant plus marqué que je les ai écoutées dans cet instant de vulnérabilité :
« Ah, Will, she's been dead two years and that's the shit I remember. Wonderful stuff, you know, little things like that. Ah, but, those are the things I miss the most. The little idiosyncrasies that only I knew about. That's what made her my wife. […] People call these things imperfections, but they're not, aw, that's the good stuff. And then we get to choose who we let in to our weird little worlds. »
J’aime quand un film ou un livre m’atteint durablement et change quelque chose en moi, quand ce qu’on en retient modifie notre cerveau et ne reste pas enfoui à jamais dans un carnet de citations (oui, j’en ai un). Et celui-ci a réussi.
Créée
le 1 mai 2026
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