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Will (Mark Wahlberg), un vrai géni des mathématiques, possédant une mémoire infaillible va résoudre avec aisance et de façon anonyme un problème à l'université jugé extrêmement complexe. Anonymement car ce surdoué, pour l'instant, vit de petits travaux comme nettoyer les sols de la fac plutôt qu’y étudier. Il préfère aussi trainer avec ses potes, boire des coups et se battre, portrait atypique pour quelqu'un de son intelligence ; Alors que Will est envoyé en prison pour bagarre, le prof de maths Gerald, exigent et récipiendaire de la médaille Field, décide de le prendre sous son aile, à la fois effrayé et impressionné par ses capacités hors normes. Aidé d’un psy, Sean (Robin Williams), ils vont changer sa vie.
Malgré quelques moments poignants, criants de sincérité comme cette scène dans le parc où Robin W se livre à cœur ouvert pour essayer de transpercer la carapace de Will, résistant jusque là à la thérapie, celle où son meilleur ami (Ben Affleck jouant parfaitement le rôle du copain malicieux un peu tête à claque) sur le capot d'une voiture au chantier le pousse à suivre la voie tracée par son intelligence. La relation paternelle que le surdoué tisse avec son psychothérapeute peut sembler fonctionner à première vue mais trop belle pour être crédible.
Et le principal défaut du film réside ici, tout du long on aura du mal à sortir de l'archétype du surdoué raté et traumatisé caricatural qu'on devine fantasmé plutôt que réaliste. Il n'y a aucune surprise dans le déroulement du script, les ficelles narratives sont évidentes et nombreuses, souvent maladroites. Par exemple la scène du bar, où Will massacre son opposant oratoire par un long discours sur l'histoire économique des Etats Unis dans l'unique but de nous démontrer son géni absolu, manquant de subtilité. Et annonçant la fin, celle où la carapace de Will, terrifié par l'abandon dus à ses nombreux traumas de violence familiale , se brise sous l'effort de Sean, n'importe qui ayant suivie une psychothérapie peut se gausser de la facilité avec laquelle cela arrive. Puis le plan final confirme l'attendu depuis le début mais avec une musique d'Elioth Smith bien sentie.
Pas un mauvais film feel good, mais desservi par une réalisation trop linéaire qui ne m'a pas transcendé comme tant d'autres spectateurs. Gus Van Sant nous livre un métrage touchant avec ce personnage brillant remplis de traumas mais pas suffisamment pour effacer ses inhérents défauts narratifs et pour le considérer comme un des chefs d'œuvre étatsunien.
C'est la première critique d'un apprenti cinéphile, merci d'avoir lu jusque là !
Créée
le 4 août 2026
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