Il se trouve que j'ai tout fraîchement vu "Wishmaster" et sa suite, de la même époque. Je me suis dis, pourquoi ne pas continuer en si bon chemin et voir "Wishcraft". Une autre variation sur le thème des voeux qui partent en sucette, cette fois en mode teen-slasher post-Scream.
"Wishcraft", c'est donc l'histoire de Brett, un lycéen passionné d'histoire. Il reçoit un jour un étrange artefact, qui lui donnerait trois voeux. Va-t-il souhaiter le pouvoir, la connaissance, la richesse, la célébrité ? Non pardi, simplement sortir avec la copine canon du sportif local ! Ah oui, et aussi, en parallèle, ses camarades de classe se font trucider par une figure masquée.
Le film n'arrive jamais vraiment à décoller. Il faut dire qu'il est terriblement fadasse, avec une mise en scène générique qui aligne les clichés du teen movie de l'époque. Les sportifs décérébrés et agressifs, le pote défoncé avec un bonnet... ou les acteurs qui sont beaucoup trop vieux pour jouer des lycéens. L'acteur principal, Michael Weston, avait 29 ans en 2002 ! Au-delà de ça, son personnage est sans intérêt. On nous vend un étudiant cultivé et intelligent... et il fera des voeux simplistes.
A côté, l'intrigue de meurtre ne vend pas non plus du rêve. Un flic joué par Meat Loaf enquête mollement, des étudiants se font zigouillés (quasi exclusivement en hors champs) sans que ça n'inquiète leurs camarades. Et l'identité et les motivations du tueur seront bien ridicules.
Ce sera d'ailleurs le dernier film réalisé par Richard Wenk (crédité sous le nom de Danny Graves). L'homme poursuivra une carrière de scénariste.