"Wishmaster 2", c'est la suite typiquement peu ambitieuse d'un film d'horreur à succès. "Wishmaster" avait rapporté quelques 15 millions de dollars pour un petit budget de 5. Ce deuxième volet est tourné pour moitié-moins, avec une équipe technique différente, et sorti en direct-to-video.
On retrouve le Djinn, toujours incarné par Andrew Divoff qui a l'air de s'amuser. Ce génie maléfique s'échappe de son opale à la suite d'un vol au musée qui tourne mal. Et il se retrouve... en prison ! Quel endroit meilleur pour exaucer des vœux et récupérer des âmes au passage ?
La première moitié taularde du film est de loin la meilleure. Il est assez réjouissant de voir des gros durs, clichés du film de prison, se faire avoir par le Djinn qui détourne leur vœu de manière perverse. Avec notamment la scène de l'avocat, aussi drôle qu'osée. A ce niveau, "Wishmaster 2" ne se prend pas trop sérieux, et fait régulièrement rire (pas toujours volontairement, ceci dit).
Malheureusement, ceci retombe ensuite. Le partenariat du Djinn avec un mafieux russe ne mène pas bien loin. Le passage à Las Vegas est trop court. Et surtout, le volet avec l'héroïne et son ami prêtre n'est guère intéressant à suivre.
D'autant que l'ensemble souffre de la comparaison avec son prédécesseur, qui était particulièrement généreux en cruauté et en gore. Ici, les effets sanguinolents sont bien plus limités, et le scénario est moins inventif. Il contient même plusieurs incohérences (le voleur au départ souhaite ne jamais être né, cela aurait du annuler immédiatement les événements du film !). Sans compter une structure narrative trop décalquée sur le premier volet.
Dommage car malgré le changement d'équipe, Jack Sholder n'est pas un manchot. Il avait notamment réalisé le sympathique "The Hidden".