Bon autant le premier était une sympathique série B assumée comme telle puisqu'elle rendait avant hommage à celles des années 80 tout en ayant conscience de son aspect kitsch, autant cette suite réalisée par Jack Sholder n'a rien compris du projet et tombe ainsi dans le nanar le plus complet. Sauf que ce n'est pas drôle. Ce qui en fait juste un navet finalement. On tombe effectivement dans l’écueil du petit film sympathique qui se transforme en franchise sans n'avoir rien demandé à personne. Et c'est ainsi que l'on se retrouve avec cette suite qui reprend absolument tous les ressorts narratifs du premier, enfin surtout pour son début et sa fin, le reste n'étant que du remplissage bien mou. Ainsi, le Djinn se réveille de nouveau grâce à une femme qu'il harcèle en rêves pour accomplir sa prophétie, qu'il reprend forme grâce à un homme mourant et qu'il va voler l'âme d'un autre gars exactement de même manière qu'il avait volé celle du clodo dans le premier film. Puis, on retrouve en séquence finale une énorme orgie gore ; encore une fois comme dans le premier. Sauf qu'ici, les effets spéciaux sont moins bons, que nous avons un espèce d'humour gras qui ne fonctionne jamais et puis surtout, eh bien, c'est déjà-vu. Puis bon le reste du film est bien cheapos, on voit le Djinn sous forme humaine le plus possible (sûrement pour des raisons budgétaires) dans un univers carcéral (encore une fois pour des raisons budgétaires) et en parallèle de ça, la punk cambrioleuse qui a réveillé le démon se transforme en Madonna dans "Like a Prayer" pour le remettre dans son cailloux (oui parce-que cette fois, la religion est omniprésente avec l'ex petit ami prêtre etc.). Bref, "Whishmaster 2" est donc l'exemple parfait de la suite ratée qui n'a rien compris du prédécesseur en essayant très maladroitement de refaire la même chose sans en comprendre ni saisir les codes.