Wolf fait partie de la relecture des classiques "universal monsters" par le hollywood des 90's.
Shooté par Mike Nichols dont c'est le seul film fantastique/ horreur de sa carrière, le film se veut plus proche de " la belle et la bête " que des œuvres d'antan.
Ce qui fait surtout défaut, c'est le cadre et les personnages : pas d'ambiance gothique, de petit village perdu, de sorcellerie et de croyances archaïques, le loup est un bureaucrate de l'édition! Une sorte de vrp costard/ cravate qui s'en va becotter le fille du patron (;qu'elle originalité) . Les effets speciaux ont pris un coup, si le maquillage fait toujours bel effet c'est de voire Jack Nicholson courir et faire des bonds au ralenti à la Steve Austin qui fait aujourd'hui sourire.
Le film fait trop de place à la romance jusqu'à sa résolution finale, l'ensemble est lent et aucune scènes chocs ne vient titiller la fibre goresque. Un peu de folie à la Sam Raimi, Romero, Carpenter aurait fait beaucoup de bien. On a ici un film plan- plan qui se suit avec paresse. Larry Talbot peut dormir tranquille, la relève n'est pas assuré.