Womb
6.4
Womb

Film de Benedek Fliegauf (2011)

Womb. Utérus en français. Un titre peu engageant pour un film qui vaut tout de même le coup d'être vu. Au départ, c'est banal, une amourette d'enfant qui va durer jusqu'à l'age adulte, malgré la distance mais qui sera très vite stoppée par.. La mort. Véritable film de Science fiction, Rebecca ( Eva Green ) décide d'enfanter Thomas ( Matt Smith ) son amant perdu. Tout en oubliant un peu tout de même qu'un fils reste un fils et qu'être amoureuse d'un fils c'est avoir des tendances incestueuses. Qu'importe.

Thomas est de retour sur terre, et dans le monde actuel, être un clone c'est tabou. L'enfant est donc très vite victime de l'absence de camarades et se retrouve seul avec sa mère.
La symbolique du décor est forte. tout est relié à l'utérus. La mer, cette maison isolée qui protège Thomas comme s'il était in utero. Détail important puisque la seule fois où les personnages se sont écartés ensemble de ce monde foetal, l'un d'entre eux est décédé. On ne trouve la sérénité que dans une bulle. Rebecca surprotège son fils dans cette prison ouverte sur la mer.

La photographie de Womb est très belle, les plans soigneux, s'harmonisent parfaitement avec le décor froid, les couleurs toujours grisâtres du bord de l'eau et des paysages nordiques. La musique, mélancolique nous transporte, on ne peut que compatir à la douleur de Rebecca de voir son amant grandir sans trop pouvoir entrer en contact avec lui, malgré les quelques scènes ambigües et malsaines tout au long du film. On est très vite mis mal à l'aise et le silence devient pesant.

Oui, car si le jeu de Matt Smith est enjoué et très juste, ce n'est pas le cas pour celui d'Eva Green. La direction d'acteur est telle, qu'elle ne peut s'épanouir entièrement dans son rôle. Silences, visage grave qui n'exprime rien, voix fluette et calme. Le personnage ne dit jamais un mot plus haut que l'autre et semble rarement éprouver de réels sentiments. Tout semble plongé dans une tristesse permanente. Le sujet est déjà assez dur comme ça, et le jeu de Green ne fait qu'alourdir les scènes, apportant parfois une sensation de dégout.

Un bon film dans l'ensemble ( pour le second long métrage de Benedek Fliegauff ) malgré quelques longueurs qui savent se faire oublier au profit d'un dénouement évident mais superbement interprété.
Evalia
6
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le 8 janv. 2012

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