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le 15 janv. 2014
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Quentin Dupieux revient a la charge avec sa dose de délire foudroyant et décalé, ici moins de profondeur et de subtilité que son précédent film "Wrong", pas vraiment de scénario si ce n'est une...
Même univers, même mise en scène, mêmes acteurs : ‘Wrong Cops’ est la suite de ‘Wrong’, et s’adresse au même public.
Ainsi, on retrouve l’officier Duke, un des personnages secondaires mémorables de ‘Wrong’ dans son quotidien de policier dealer de weed passionné d’electro. Il s’agit clairement là du pilier sur lequel repose l’œuvre, et le personnage est à la fois fortement charismatique et complètement dérangé. Non seulement Mark Burnham est excellent dans le rôle, mais les idées arrêtées du personnage sur la musique, son trafic de drogue à base de rats ou encore son discours pendant l’enterrement sont franchement intéressants.
Malheureusement, ‘Wrong Cops’ ne tient pas uniquement aux pérégrinations de Duke, mais propose d’autres personnages aussi décalés, sans être pour autant aussi réussis. A part Eric Judor qui a du mal à convaincre (malgré d’évidents progrès depuis ‘Wrong ‘) on ne trouvera pas grand-chose à reprocher au casting. Pour autant, les portraits des autres flics sont nettement décevants : dans un univers absurde, on sera déçu de découvrir que l’officier Holmes fait preuve d’une cupidité tout à fait cohérente, ou que l’officier De Luca est juste un pervers classique.
En fait, le problème majeur de l’œuvre, c’est son absence d’objectif ou de direction. Pendant près d’une heure et demie, on suit les péripéties des différents policiers sans en comprendre l’intérêt. Quentin Dupieux propose là une œuvre bien vaine, et de la même manière qu’un des personnages s’exclame « That’s the worst exchage i’ve ever seen », le film déçoit.
Au niveau de la réalisation, on retrouve les mêmes couleurs blafardes et l’image floutée sur les bords de ‘Wrong’, mais l’expérience n’est toujours pas particulièrement plaisante. Concernant la bande-originale, le réalisateur-compositeur propose des beats electro qui rythment efficacement le récit. En revanche, on aura parfois le sentiment que l’artiste fait sa propre promotion en mettant ses compositions au centre des préoccupations des personnages.
Au moins, le film propose quelques bonnes idées dans la personne du mourant mélomane ou le rôle de Marilyn Monson, mais on se serait satisfait du court-métrage ‘Wrong – Chapter - Monday’.
Uniquement pour les fans de ‘Wrong’.
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Créée
le 25 avr. 2015
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