J'ai laissé passé plusieurs épisodes de RAW, Smackdown et des PLE (Nights of Champion et Money in the Bank). Mais étant donné ce long weekend de fêtes et de catch, je me suis laissé tenté par le PLE WWE Evolution... Alors que tout le monde se hypait du All In de l'AEW (fédération sur laquelle je n'ai toujours pas eu la motivation de suivre), j'ai aussi évité le Saturday Night Main Event (et apparemment, j'ai bien fait) après l'expérience médiocre du dernier SNME. Et puis, quitte à soutenir une division, autant la faire avec la division féminine, très certainement les 2 meilleures années de l'histoire des catcheuses tant le talent in-ring est là, tant les têtes d'affiche excellent aussi en promo... Surtout au vu de l'historique aussi compliquée de ce PLE qui revient après avoir été lancé en 2018 et qui n'a pas été renouvelé jusqu'à cette année. Même si les raisons de la non-programmation des années précédentes semblent diverses, il n'en fallait pas moins que la carte, intrisèquement me hypait. Pas forcément à travers les constructions des histoires - par exemple, Stratton et Stratus, tout est mal construit, c'est un peu comme un Gunther vs. Goldberg, pour faire un au revoir à la légende Stratus. Finalement, seule la rivalité Gargill, Naomi, Belair est un tant soi peu bien travaillée.
Mais, très vite on comprend qu'aucun match et aucune catcheuse n'est là pour faire de la figuration. Même si la carte semblait être ultra-prévisible et qu'il y aurait très clairement pas ou peu de changement de titre, le show débute avec un Becky Lynch, Bailey et Lyra Valkiria qui a offert toutes ses promesses : l'osmose entre les 3 catcheuses est très intéressante, tout est propre, de bonne augure pour lancer ce show. Car même ma méconnaissance de la division NXT pour le match d'après Jayne vs. Grace ne m'a pas semblé gênante tant les deux catcheuses ont offert un beau match... En réalité, ma grosse crainte, c'était vraiment le Stratton vs. Stratus, tant Tiffany a déçu lors de ses matchs de PLE et face à une légende qui ne revient juste pour faire son dernier match, je ne m'attendais à rien. Ce n'est pas un match loupé, il est OK, mais c'est peut-être le match le moins intéressant de la carte.
Je vais aussi passer sur la Battle Royale, qui donnera vainqueur Stéphanie Vaquer, c'était clairement sans surprise, tant il y avait une réelle différence entre les catcheuses et leur push. Et je suis très content que ce soit elle qui aura un match de titre à Clash in Paris.
Je n'adhère assez peu au concept de la battle royale, tant il y a vraiment pas beaucoup de catch, mais si vous vouliez du catch un peu hardcore, le match entre Cargill et Naomi correspond à ce que vous attendez. C'était attendu, en plus avec Bianca belair en arbitre officiel, le match est brutal, les objets sont fortement utilisés. La scène finale avec le finisher porté depuis les cordes sur la table de Jade sur Naomi est un classique. Si je trouvais le concept d'avoir Belair en special referee, je ne pensais pas que les scénaristes auraient rien donné à Belair pour au moins mettre du piment dans le match.
Car du piment, il y en a pour le main event - Ripley vs. Sky qui pour la enième fois s'affrontent pour le titre de World Champion. Alors, clairement, j'ai été dubitatif du début du match, lent, technique... Mais, il faut attendre le moment de bascule où Sky fait tomber l'arbitre pour que le match sorte de la réalité et offrent un match de très haute volée.
La suite appartient à l'histoire avec Naomi qui va cash-in sa malette Money in the Bank et devenir championne. Un surbooking que j'ai toujours un peu de mal à apprécier mais ce main event a répondu aux attentes.
Sûrement le meilleur show de l'année... Au moins, ça poussera la WWE a continué de donner les moyens à la division féminine qui est peut-être le fer de lance de la fédération.