Le nain trône sur ses sentinelles sans fer...de paix.
X-men est une franchise que l'on pourrait qualifier jusque-là de globalement réussie. Je dirais que les épisodes 1 et 2 réalisés par Bryan Singer sont tout à fait réussis tandis que le 3 est un beau ratage. Les deux aventures de Wolverine sont relativement ratées au vu du potentiel que le personnage recèle. Enfin, l'épisode qui se situe dans le passé des X-men (le commencement) est à mon goût le meilleur.
Celui dont nous parlons actuellement est donc le septième qui met en scène Wolverine et, accessoirement, ses joyeux compères aux pouvoirs chamarrés.
Au vu de la bande annonce que je trouvais très alléchante, j'attendais un opus au niveau de mon épisode préféré. Autant le dire tout de suite : si je trouve de nombreuses qualités à "Days of future past", il m'a légèrement déçu. Je le place donc au niveau des deux précédentes réalisations de Bryan Singer, ce qui est finalement pas mal du tout.
L'histoire est bien construite et un concept paradoxe temporel qui, s'il n'est pas foireux, s'avère toujours intéressant à décrypter. Il est ici assez simple à appréhender : Wolverine est le seul à pouvoir se rendre dans le passé pour convaincre le futur professeur Xavier et le jeune Magnéto de se rabibocher afin d'éviter la grosse rouste dans le futur où les sentinelles règnent sur le monde et éradiquent tous les mutants.
C'est un vrai plaisir de suivre les tribulations des X-men encore jeunes. Michael Fassbender est décidément un acteur que j'apprécie particulièrement. Le méchant est une tête tout à fait crédible (il se rêve sur le trône) et la venue de la première version des sentinelles est visuellement vraiment fidèle au comics. Comme Xavier et Magnéto ne s'étaient pas quittés en très bons termes, c'est un joli méli-mélo que Wolverine doit démêler alors que la diplomatie est loin d'être son point fort. Tout cela s'imbrique fort bien et la part belle est laissée aux contradictions morales de Mystique et aux questions existentielles de Xavier. La part laissée aux combats est bien équilibrée et le film ne passe pas son temps à voir des mutants s'affronter. L'aspect psychologique prime et c'est tant mieux.
Ce qui est dommage, c'est que le déroulement soit cousu de fil blanc. L'épilogue se devine vraiment trop rapidement et nulle surprise ne vient saisir le spectateur. Tout se passe comme prévu. C'est un peu dommage. De la même façon, j'ai été un peu gêné par la démonstration de puissance de Magnéto qui soulève un stade pour pas grand chose (je cherche encore l'utilité) alors qu'il n'est pas censé être à l'apogée de ses pouvoirs. Il est encore relativement jeune et ne devrait pas faire preuve d'une telle débauche de puissance.
Il n'en reste pas moins que tous ces mutants sont bien utilisés dans l'ensemble (Omar Sy est un peu là pour décorer mais il pourra se la péter auprès de ses potes, c'est sûr !) et que certains clins d’œil du réalisateur à d'autres opus de la série sont excellents. Je songe également à une évocation de Star Wars épisode IV. J'ai vu en Xavier un véritable Obi-Wan lorsque que deux officiers de garde lui demandent ses papiers et qu'il les convainc mentalement de le laisser passer.
Même si la fin est prévisible, le film se suit sans ennui aucun et Bryan Singer montre une fois encore qu'il est habité par l'esprit des comics.