Après Comment c'est loin, Orelsan revient dans un premier rôle au cinéma où il joue... Orelsan, évidemment.
Le film est un égo-trip au concept un peu barré, évidemment taillé sur mesure pour les fans du bonhomme, et c'est là sa grande limite. On sent que c'est fait avec les meilleures intentions du monde à travers des effets visuels un peu inventifs, une photographie très correcte et tous ces petits détails qui font que c'est bien un film de cinéma et pas juste une lubie de quarantenaire otaku blindé.
Maintenant, est-ce que c'est un super film pour autant ? Je n'ai pas retrouvé la fraicheur de Comment c'est loin qui était pourtant bien plus terre-à-terre et dont l'action se déroulait en France, mais je suis aussi conscient que mes goûts en matière de cinéma ont évolué depuis le premier visionnage de ce film-là.
Je trouve que le film met un peu de temps à démarrer et trouver son tempo, ce qui fait que la première demi-heure est un peu pénible. La suite est bien plus agréable parce que globalement j'ai de la sympathie pour le gars, que l'actrice qui joue sa femme se débrouille bien sans être une immense révélation non plus et que je suis toujours comblé quand Ablaye et Skread finissent par débarquer, même s'ils ne font pas grand chose. L'intrigue repose sur des métaphores très basiques mais c'est efficace, divertissant, avec des craintes que le protagoniste ressent et qui peuvent parler à un large public.