Encore un ! Oui, encore un de ces films qui laissent espérer tant de choses au spectateur ; un moment de poésie ; de réflexion sur soi ou sur la vie ; un moment de beauté ; un moment hors du temps ; bref qui mettent le spectateur en appétit, et qui finalement laissent affamés.
Je n'avais pas pu aller voir Youth au cinéma lors de sa sortie et j'en avais été très déçue. Il m'a donc fallu attendre quelques semaines avant de pouvoir le trouver sur Internet et j'étais impatiente de me plonger dedans. Ne connaissant pas Sorrentino, c'était libre de tout préjugé, de toute idée reçue que j'ai lancé sa production.
Il ne m'a fallu que quelques minutes, que quelques scènes, pour comprendre de quoi il s'agissait. Oui, on le sent grandir ce sentiment, doucement mais sûrement, cette sensation que cela ne va pas être ça.
Les scènes défilent, sans fil rouge évident. Les images sont très belles, c'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles j'attribue 4/10 à l'ensemble et non 0. Les couleurs, les contrastes, les vues : il faut bien reconnaître que c'est un plaisir pour les yeux.
Les scènes défilent, sans fil rouge évident, sans grand intérêt.
L'autre point qui fait un peu grimper la note est le duo d'acteurs principaux. Bien que ce ne soit pour aucun des deux leur meilleur rôle, j'aime beaucoup Michael Caine et Harvey Keitel et une fois encore c'était un plaisir de les retrouver. La scène dans la piscine notamment donne un peu de légèreté au film et heureusement, car on les compte sur les doigts.
Leur présence ne sauve malheureusement pas le film dont je cherche encore le sens, l'intérêt, l'objectif, le message. Leur présence ne réussie malheureusement pas à donner au film la légèreté qu'il voudrait avoir; la subtilité qu'il voudrait transmettre.
Encore un de ces films qui me font penser à de l'art contemporain et qui me font sentir comme il y a quelques années dans les couloirs du MoMa à New-York : il suffit de dire que c'est de l'art pour que ça en devienne ; cela fait bien de dire que l'on a aimé, que l'on a été transcendé ; mais en silence, tout le monde se demande Mais pourquoi ?!!