Zardoz
6.3
Zardoz

Film de John Boorman (1974)

Ce magnifique slip cache bien des choses.

On a deux façons de voir Zardoz :



  • Comme un nanar des seventie's avec Sean Connery torse-poil en slip bretelles-cartouchières, mal vieilli, cheap, kitsch, ridicule ... Un moment agréable c'est sûr mais vite oublié.

  • Ou alors en entrant dans Zardoz comme Zed le fait, de face en se lançant dans l'inconnu sans savoir si l'on va atterrir quelque part ni ce qu'on y trouvera.


Ce choix doit vite se faire, dès la première scène des mercenaires en slip font les mariols à cheval et prient un caillou volant.
C'est un navet ? Un nanar ? Le temps de bien se poser ces questions, Zed se substituera au spectateur. Il se joindra à nous pour découvrir une autre société, bien différente de sa bande de sauvages fanatiques, celle derrière le masque de pierre, derrière ce Dieu Zardoz.


Des immortels, des aristos, des gens coupés du monde depuis plusieurs siècles.
Zed se pointe dans ce paradis kitsch comme un poilu sur la soupe et va nous faire voir ce monde autant qu'il le peut, avec une idée derrière la tête bien sûr, le coquin.


Ce qui va être évidemment intéressant dans toute son aventure au moustachu ce sont les thématiques qui y seront abordées.
La technologie contre la nature, le bien fondé d'une immortalité et l'utilité d'une mort, la vie et sa liberté.
Et ces thèmes là ne sont pas montrés à moitié mais sous plusieurs angles, faut dire qu'il se balade Sean Connery, curiosité ambulante, tout le monde veut le voir avant qu'il parte les pieds devants, bah oui, on va pas non plus laisser un sauvage chez les gens civilisés, naméoh !
Il en profitera pour faire son touriste, cherchant à comprendre ces gens là et à s'occuper du projet qu'il a en tête.


On peut mal parler d'un paquet de choses dans Zardoz, à commencer par à peu près tout quand on s'y attarde, toujours est-il qu'il accompli le but de toute œuvre de S-F, remettre en question nos choix et nos acquis.


Un plaisir à regarder, brouillon par moment, débridé et amateur à d'autres mais toujours en restant dans le canal qu'on veut nous faire traverser.
J'ai bien aimé ce scènar qui transpire la décennie, la progression du personnage, ces scènes à la fois nulles mais sincères, cette fin, mais surtout voir James Bond en slip santiags, je confesse.

RyoDelRio
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le 28 janv. 2018

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RyoDelRio

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