Projet plutôt intriguant, <em>Zombillénium</em> est finalement peu convaincant. Son récit ressemble à une note d’intention (il faut voir comment chaque personnage est caractérisé et présenté, le père le premier), et le style tient moins d’une pensée de direction artistique, que d’un design appliqué à l’aveugle sur tout le film (le cel-shading fait d'ailleurs un peu cheap ; plus globalement, dans le ton, le jeu de Curtil, ou les réflexes de scénar, le film évoque parfois les cinématiques de jeu vidéo, ou les séries animées jeunesse). Reste l’originalité politico-sociale de cet univers (même si elle se cogne assez vite à des conventions bien pratiques, comme la figure du bon patron), et l’évidence que dans le monde de l’animation européenne, ce film tient plus du projet de bonne volonté raté, que du produit cynique sorti d’usine.
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