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Avis sur Max Payne 2 : The Fall of Max Payne sur PC

Avatar PFloyd
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Version PC

Pour la 200e critique - eh ouais, déjà - rien de mieux qu'un monument du jeu vidéo. Après tout, j'avais déjà fait honneur aux films et aux séries pour les 50, 100 et 150, pas de jaloux (qu'est-ce que tu veux que je te dise David, ce sera pour la 250e. Tiens en attendant).

Max Payne est un très bon jeu, qui appelait forcément une suite. Faire un deuxième jeu aussi bon, voire meilleur que le premier, est compliqué - demandez à Deus Ex : Invisible War - mais les gars de Remedy sont des bons. La touche scandinave, les sapins, New York, tout ça tout ça.

Donc on reprend presque là où le premier s'était arrêté : Max est redevenu un flic a peu près normal, malgré son alcoolisme, son imper noir en cuir, son côté un peu ripoux et la prise d'analgésiques. Clairement, au niveau du visuel, Max est encore plus un personnage de film noir des années 40 ou 50 échappé dans le New York moderne. La descente aux enfers est encore plus forte, plus glauque et sera surtout celle de deux personnes.

Car si l'ombre de la famille de Max planait sur le premier opus - et notamment le travail de sa femme, c'est celle de Mona qui est au centre de cet opus. Personnage secondaire du premier épisode mais déjà charismatique, elle est cette fois bien plus présente, tour à tour ange gardien et femme insaisissable. Et sa relation avec Max est un des points forts du jeu, comme dans tout bon film noir.

Did I love her ? Was there a choice ?

Côté gameplay, pas de gros changements. Toujours le bullet time, qui cette fois peut se déclencher sans sauter dans tous les sens - et ça gâche un peu les fusillades je trouve, rendant le jeu plus simple - toujours des gunfights nerveuses et punitives quand on fait n'importe quoi, toujours la quête aux painkillers quand la santé est au plus bas. Petite nouveauté de gameplay : Mona est jouable, avec son fusil de sniper, mais mis à part des séances de camping, il n'y a pas trop de différences avec Max. Les niveaux sont linéaires et la structure du jeu est quasiment identique à celle du premier opus, en mieux rythmé cependant.

Max Payne 2 est plus court, plus ramassé : cinq heures de jeu seront suffisantes pour en voir le bout. J'avais peur que la qualité narrative du premier en souffre ; heureusement, il n'en ait rien. L'aspect graphique plus "réaliste" - avec des visages plus beaux - et la musique beaucoup plus lancinante et présente sont deux gros points forts de ce Max Payne. Jamais la limite film/jeu n'aura été si ténu pour moi, car j'ai vraiment eu la sensation plusieurs fois d'être devant un film dont je serais le héros. L'écriture est meilleure que dans le premier, ça part moins dans tous les sens, et cette densité permet de concentrer l'attention du spectateur sur la relation entre Max et Mona et leur descente aux enfers.

Now, I know who I am

Max peut prendre du repos, il a bien bossé. Plus dense et plus prenant, les petits gars de Remedy ont réussi leur suite avec brio, malgré quelques défauts par-ci par-là. Si il est fréquent de voir des héros de films marquer la rétine, c'est plus rare dans le jeu vidéo : soit parce que le personnage que l'on joue nous est invisible et empêche l'empathie - la majorité des FPS, soit parce que l'écriture craint. En 12 heures de jeu en cumulé, Max Payne imprime la rétine et marque à vie.

Sous la pluie et les violons.

PS : vous ne trouvez pas qu'il ressemble à ce monsieur ? (même si le visage d'un autre acteur a été modélisé, ça trouble)

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