la distorsion de la forme sur le fion (pt.2)

Avis sur Street Fighter V sur PC

Avatar Rilloux
Test publié par le
Version PC

↑ [première partie]

Défendre un point de vue selon lequel Street Fighter plafonne depuis 2008 (attention, pour les retardataires, nous ne parlons ici que d'animation et de charadesign) , ça n'est tout de même par se mettre en danger intellectuellement ; si à l'époque on pouvait admettre ce passage à la 3D comme étant plutôt réussi en comparaison notamment de la série des EX, il n'en était pas moins discutable, comme le souligne cet article que vous devriez déjà avoir lu. (Jean-Célestin, vous m’éteignez ce portable, merci.)

En effet, j'ai été de ceux qui à la parution des premières vidéos de gameplay de Street Fighter V… et bien se trouvèrent mitigés, voire déçus du peu de progrès techniques apportés à cette mouture comparée à la la précédente : personnages en patte à modeler, FX en peinture acrylique, gros plans sur des animations faciales malheureuses, et ce bol de nouille, là, ce bol de nouilles… de quoi vous faire regretter le 3 frames seconde, Karen Cheryl et la pâte à prout.

Il ne fallait pas s'attendre à ce que les choses évoluent de façon formidable, la hype à son paroxysme couvrant largement pour l'éditeur les quelques voix dissonantes de foutriquets mutins dans mon genre. Le même éditeur, laissant passer et nous allons le constater dans la modeste compilation qui va suivre, des coquilles - parfois de bénitier - relevant d'un je-m'en-foutisme du genre détendu. Après tout, on pourrait décemment admettre un certain mauvais goût comme constituant depuis les origines, l'ADN de la licence… autant vous dire qu'à ce niveau, c'est du génie.

[EDITION du 5 Prairial de l'an euh... de l'emmerdement , ou de l’embarras du critique confronté à la politique de développement des produits vidéoludiques du futur
Ami lecteur.
JPP , RATE THE CHARACTER de l'infini encore 3 persos à sortir j'aurais le fin mot en 2022 ZARMA avec l’analyse des mécaniques de jeu en contenu additionnel, et je vais vous faire un aveu, à ce sujet. J'attendais que tout soit terminé pour dégainer la CB. Éventuellement. Ceci dit on s'était arrêté à Kolin, un truc comme ça donc euh... voilà hein, let's go.]

Rousteur

(dans l'ordre alphabétique)

ABIGAIL
C'est vrai, vous m'avez entendu soupirer ? C'est le rodage. Il me faut un petit temps de rodage.
Ok. Scary AF bra. Euh... j'aime bien pneus en guise de brassards mais sinon c'est Abubo. Avec la tête à mikey rourke after bistouri. J'aime pas ce perso. Et... quelque part cette tendance à aller chercher n'importe quel resprite dans final fight pour broder un truc autours bah c'est au mieux flemmard, au pire un peu inquiétant, parce que... c'est le signe d'un cerveau qui tourne à vide.

AKIRA
Si maintenant ils peuvent aller chercher des rival schools, puis des persos Arika (mais oui les costumes c'est qu'un début c'est sûr) on va avoir ça jusqu'en 2050. Je dis pas que c'est une... mauvaise nouvelle en soi BTW. A l'heure où je vous parle, le perso n'est pas encore sorti donc ayons la décence d'attendre.

AKUMA (matata) :
Si cette pilosité d'une autre planète ne le faisait ressembler qu'à un lion, ça ne poserait aucune sorte de problème à Jean-Célestin-Féroce, seulement voilà, il a aussi l'air d'une grosse fleure. Quant à ne pas profiter de ce nouvel opus pour revenir à ce qui faisait l'essence de Gouki, le directeur artistique s'en défend : "J'ai parié 6000 ¥ que je vendrai une skin en DLC avec un tuteur et un pot en terre cuite."

ALEX :
Au delà d'être parvenu à faire perdre son charisme au perso par le miracle de la science et des bretelles, CAPCOM réalise un tour de mains (ou de reins) exceptionnel en foirant le truc que le joueur verrait le plus longtemps à l'écran : sa standing pose.
C'est sur un " Oh, ça va, personne ne remarquera qu'il est monté à l'envers." que le directeur artistique s'est libéré une après-midi.

BALROG (griffe) :
En progrès ! (parce que si je flingue tout on va dire que je suis un rageux)
[EDIT : il a le même chirurgien qu'Abigail. Je crois qu'à un moment donné je parle d'expressions faciales malheureuses, et on est en plein dedans.]

BIRDIE :
En Homer Simpson, pourquoi pas ; de toutes manières je n'ai jamais aimé ce perso. Ça aurait tout de même été bien que quelqu'un de compétent remarque que le truc avec la langue sur la chaîne, ça ne marche pas.

BLANKA
Blanka il a eu des débuts difficiles avec le passage à la 3D. Je crois qu'on fera pas de pire itération qu'EX2 donc on va partir de celle là pour ce qui est du bas de l'échelle, non mais regardez moi ça, c'est une crotte de nez verte phospho, alors c'est sûr que partant de là... Bon. SFIV, il a l'air mongolo sans pour autant mettre le gwak donc on va dire que SFV c'est... la meilleure version 3D... de Blanka. Mais ça fait mal aux dents rien que de le dire.

CAMMY :
oké.

CHUN-LI :
Ça passe. Et même +1 par rapport à sa version SF4.

CODY
Nul. Zero. Malaise complet.

DHALSIM :
+1.

DAN
Les expressions faciales malheureuses (pour changer, il faut vraiment mettre la main sur ce chirurgien), et sa voix me dérangent.

ELEVEN
Une manière comme une autre de remplacer le random pick, qu'on attend allez. Depuis 2016 ?

F.A.N.G :
La physique des manches fait absolument n'importe quoi. Vous verrez que c'est un problème récurent, symptomatique d'une équipe de créatifs confrontée à un médium qu'elle ne maîtrise pas, en l’occurrence l'Unreal Engine 4. Ça pourrait être un détail, sur un tout autre type de jeu où l'animation des personnages n'est pas si centrale, mais… je vais y revenir.

FALKEU (oui, oui.)
Oh la belle blonde, oh le beau menton !

G (GQ tintintin)
Des questions, toujours des questions, et la sensation qu'il y a un vrai monde où se passent les vraies histoires dans ce charivari qu'est devenu street fighter. Et dans ce monde là, le boss du jeu, c'est G. Seulement voilà, pusillanimité. Et on se retrouve ENCORE à devoir tarter monsieur bison en fin de game, avec un Rilloux qui parvient ENCORE à dépasser le hado noir caca et à sauver les papillons, faisant passer tout le reste au second plan, au point où on se retrouve (on y arrive) avec des gus qu'on sait pas ce qu'ils foutent là, et une trame principale qui fait du surplace. On doit se contenter d'indices nébuleux genre G = the fool, et puis... et puis voilà OH regarde ! Seth a des bewbs !
Concernant le design en lui même je suis... pas sûr vraiment pour les FX là avec l'or... ça ressemble juste à des bugs, ça n'apporte rien... à part des questions.

GILL
le malabar bigoût et son bro en slip sont de retour, plus grossiers et statiques qu'ils ne l'étaient dans le 3, même problème qu'Urien, du coup.

GUILE :
YEEEK
(Il y avait UNE frame où il ne fallait pas s’arrêter, et c'est celle là qui tombe !)

HONDA
Globalement il a pas changé, ce perso, mais... j'ai une petite préférence pour sa tête du IV.

IBUKI :
YEEEK
1
2
(mais... faites quelque chose)
3
YEEEK

JURI :
Ok, Je suis passé un peu rapidement dessus la dernière fois, pardon. Non c'est pas ce que je voulais dire. OK pouf pouf, comme dirait l'autre.
Je, préfère à tous points de vue, SFIV Juri. Je préfère son costume, Je préfère sa standing pose, je préfère son model, je prefere son Gameplay - la seule chose qui a augmenté chez elle, c'est son tour de poitrine. Et je préfère son ancienne poitrine.

KAGE
Mais je l'savais, qu'ils allaient me faire mentir !

KARIN :
Mokay.

KEN :
Là je dis oui !
Bon, mis à part le retour de sa rapeface, ainsi que sa greffe capillaire à base de bananes play-doh, Ken devient enfin ce qu'il a toujours été : un connard de surfeur.

KOLIN :
Non mais à un moment vous n'avez pas eu de meilleure idée de perso, dans un jeu de combat que de foutre la… secrétaire de Gill ?
Ça ne fera qu'une blonde de plus remarque.

LAURA :
Elle est toujours plus intéressante que Sean, et davantage représentative qu'un Blanka du Brésil, en tant qu'avant poste en Amérique du sud du libéralisme, dans sa débordante vulgarité. (Je sais pas pourquoi, je sens que je vais encore me faire des copains.)

LUCIA
Moi j'l'aime bien sa petite tête d'écureuil, là !

MENAT
Tu mets ça, et ça. Et là normalement on est bien.

M.BISON (boxeur) :
En progrès !

NASH :
Qui nous rappelle qu'il y a malheureusement une timeline dans Street Fighter.

NECALLI :
Qui nous rappelle à quel point les mecs font des persos sans prendre en compte les contraintes du médium. Concrètement, quelqu'un l'a vu bouger, masse informe de cheveux en freestyle complet, et s'est dit : "Oui. Là on est sur du visuel qui tient la route".
Une belle leçon d'optimisme.

ORO

RAINBOW MIKA :
No comment

RAAASHIIIDOOOOO :
1
2
... Oui ben les trois font du vent, quelque part.

RYU :
Suite à sa victoire contre cette vermine de sagat, Ryu a traversé bien des épreuves. De la tentation du coté obscur aux crossovers les plus tirés par le slip, l'éternel challenger nous revient et...
http://i.imgur.com/WI1P93C.jpg
... NON, je ne veux pas SAVOIR ces choses LÀ !

URIEN :
Bon allez, ça va bien la plaisanterie, Je ne suis pas d'humeur à paraphraser quelqu'un qui s'est cassé le cul à tout bien expliquer, je vous invite à consulter ce post.

VEGA (dictateur) :
+1, en espérant ne plus avoir affaire au fapmaster, à l'avenir.

ZANGIEF :
Saluons la prise de risque, au risque de terminer sur une note positive.

Bref, bref.

À part explorer un coin encore assez méconnu de la vallée dérangeante, le jeu ne sais pas où il va, artistiquement parlant et n'a pas fait grand chose pour s'arranger, tablant sur la popularité de la licence pour faire passer la pilule.
La cruauté consisterait à le comparer à la concurrence en matière de baston, et particulièrement à un Guilty Gear Xrd, qui bien qu'ayant lui aussi à gérer une transition 2D/3D, et sur l'Unreal Engine précédent, parvient à conserver et à sublimer ce qui faisait la sève de sa série.
Dans le cas de Street Fighter V, l'usage de la 3D ne se justifie par rien d'autre qu'une logique de comptable ; toutes ces petites choses, relevées ça et là, témoignent de ce manque d'investissement. (à ne pas confondre avec le manque de moyens)

Émulsion, bouillonnement. Deux choses dont nous aurions du nous douter qu'elles allaient manquer, quand Street Fighter backtrackait sans se l'avouer sur sa timeline ; quand il ne s'inspirait en grande partie plus que de lui même…

Émulsion, bouillonnement.

Ono est dans son Jacuzzi, on est dans notre jalousie.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 547 fois
5 apprécient · 1 n'apprécie pas

Rilloux a ajouté ce jeu à 1 liste Street Fighter V

  • Jeux vidéo
    Cover Les critiques de Rilloux

    Les critiques de Rilloux

    Avide de nouvelles sensations fruitées et colorées, Rilloux l'intrépide fouineur, s'aventure où personne n'ose aller : l'enfer...

Autres actions de Rilloux Street Fighter V