C’est une sorte de Fallout mais sans être Fallout… mais un petit peu quand même : ça se passe dans les années 50 après un ‘accident’ nucléaire, on tombe sur des mutants très agressifs, ainsi que sur des loubards et des zonards… on ramasse des trucs, on peut fabriquer des bidules et d’autres trucs… quoique, ça reste limité.
C’est le gros souci du jeu en lui-même, il s’agit d’un jeu limité dont on trouve assez vite les limites. Il aura raison assez vite des limites de votre patience par exemple. L’absence de voyage rapide (au moins quelques uns, quoi) est vraiment regrettable et vu qu’on passe son temps à faire des allers et retours très fastidieux, oui, l’absence de voyage rapide est inacceptable.
Il faudra alors buter tous les connards qu’on peut croiser ou alors se la jouer furtif mais vu que l’environnement est étriqué et offre une mobilité très limitée (trop vertical et tortueux, cet environnement) ça devient répétitif et pas amusant du tout… et puis on peut manquer de munitions, c’est chiant. D’ailleurs, les combats sont assez moyens et l’infiltration reste limitée, elle aussi.
L’autre souci concerne le suivi des quêtes, notamment de la quête principale, complètement éparpillée et quasiment -d’ailleurs- sans queue ni tête : on saute du coq à l’âne, tout ça pour nous faire (encore) crapahuter dans ce monde étriqué, sans compter quelques « donjons » à explorer et/ou nettoyer… ce qui fait qu’on se demande ce qu’on fout là au juste !
Pourtant, ça commençait bien, ce mini Fallout à la cambrousse rosbif avec ses graphismes assez présentables (et ça tourne sans accroc à 60 im/s sur console), son ambiance intrigante et ses voix anglaises agréables (ça change des doublages américains et canadiens !). L’interface est dans l’ensemble bien pensée, sauf l’absence de raccourci pour la carte, il faut passer par le menu.
L’autre truc pas mal fait aussi, concerne, lorsqu’on se balade dans le monde, la réaction des factions que l’on croise : ils ne vous attaquent pas ouvertement mais une jauge de méfiance apparaît : il suffit alors de s’éloigner et/ou les contourner… ou d’attendre qu’ils s’éloignent, eux.
C’est intéressant mais comme dit plus haut, la mobilité dans le monde étant ce qu’elle est (très perfectible), lassé de faire un détour, on passe au plan B, à savoir buter les passants (qui ne vous laissent pas passer) : c’est plutôt ballot quand même. Et même pas drôle pour autant, non, non.
Car en effet, le jeu manque souvent d’humour et d’ironie, ce qui fait assez désordre pour un jeu anglais. Les Fallout sont bien mieux lotis à cet égard et d’ailleurs, tant que j’en parle, je vais reprendre mon second parcours sur Fallout 4 et Fallout New Vegas : du vrai, du bon post-apo dont on ne se lasse jamais !