Il y a des jeux avec lesquels vous luttez : vous y revenez régulièrement, puis moins régulièrement, et puis, en fait, vous y retournez à reculons, pour finalement ne plus avoir envie d'y aller du tout. Malheureusement, *BioShock 2* entre dans cette catégorie pour moi.
J'avais pourtant beaucoup aimé découvrir le premier, son univers, sa direction artistique, ses personnages hauts en couleur. Le tout enrobé dans un gameplay, quoiqu'un peu rigide, tout de même agréable et, surtout, une histoire addictive. Alors, c'est vrai que, passé la phase d'émerveillement du premier opus, on a du mal à retrouver la flamme sur ce second épisode. L'histoire est moins palpitante et les combats beaucoup plus nombreux, réguliers et prise de tête.
Bien sûr, le jeu est toujours aussi beau, l'environnement sympa à découvrir, mais le renouvellement n'est pas suffisant pour provoquer le même ressenti que trois ans auparavant. Les mécaniques de combat sont un peu usées, avec une course permanente aux munitions et le besoin constant de changer d'arme quand elles arrivent à court de cartouches. Les ennemis se multiplient sans pour autant rendre les affrontements intéressants. L'introduction des Alpha et des Grandes Sœurs donne un peu de relief, mais ne bouleverse pas beaucoup la pratique du jeu.
Je n'aime pas devoir recommencer plusieurs fois un combat parce que je l'ai démarré sans trousse de secours, sans munitions, et que cela se répète trois fois de suite. Dans un jeu qu'on aimerait linéaire et porté avant tout par l'histoire, ces phases là m'ont paru ennuyeuses, voire rageantes. Je ne suis sûrement pas très bon dans l'optimisation, mais ça ne m'intéresse pas. Devoir cumuler sept armes différentes et six plasmides, et devoir me creuser la tête pour savoir quoi utiliser et à quel moment, ça ne m'intéresse pas. Surtout quand on est censé incarner une brute de métal : j'ai souvent eu le sentiment de ne pas ressentir cette force et cette résistance qui devraient me définir. À mon sens, le jeu se perd un peu en complexité dans cette gestion de l'équipement et des ennemis en tout genre, et aurait pu gagner à se simplifier tout en travaillant davantage le gameplay des combats.
Passé cela, il n'y a pas grand-chose à dire de nouveau qui n'ait déjà été dit sur le premier épisode de la série. La formule *BioShock* est suffisamment bien travaillée pour que le jeu reste très correct, et même l'histoire nous donne envie d'en apprendre plus sur nous et notre passé. Il va falloir maintenant que je me penche sur *BioShock Infinite* pour conclure cette saga et avoir un regard sur l'ensemble de l'œuvre.