En préambule, je tiens à préciser qu'il s'agit de mon tout premier jeu de la franchise Borderlands. Il ne sera donc pas question ici de le comparer aux anciens opus, que je ne connais que très peu. Par ailleurs, j'ai parcouru l'intégralité de l'aventure en solo. Cette critique sera d'ailleurs assez concise, car je trouve qu'il n'y a finalement pas tant de choses à dire sur le jeu.
Le gameplay est nerveux et redoutablement efficace : c'est un excellent défouloir après une journée difficile. Le rythme est soutenu, et la découverte des différentes planètes apporte une bonne dose de renouvellement. Lorsque j'ai posé le pied sur Prométhée, je me suis dit : "D'accord, le jeu sait en mettre plein la vue". Les planètes suivantes m'ont fait le même effet, avec toujours un véritable effort contemplatif dès l'atterrissage.
Le système de loot est amusant, mais exige un réel effort d'adaptation. Au départ, je scrutais chaque arme ramassée pour la comparer avec mon équipement et conserver la meilleure. Seulement, cette gestion de l'inventaire est vite devenue usante. Ayant lu ici et là que les objets légendaires tombaient beaucoup plus fréquemment dans cette édition, j'ai fini par me contenter de n'équiper que ces derniers et de ramasser le reste uniquement pour le revendre. Je suis probablement passé à côté d'armes originales, mais je trouve l'interface de l'inventaire trop peu intuitive (notamment concernant le mode de tir, certaines armes se comportant d'une manière totalement différente de leur catégorie affichée).
Malgré cela, je reconnais que la quantité d'armes et la variété proposée sont vraiment impressionnantes. Bien que l'on repère vite certains schémas, elles parviennent souvent à nous surprendre, s'avérant tantôt stupidement destructrices, tantôt complètement loufoques.
En parlant de loufoque, abordons l'humour. Certes, il est parfois lourd et prévisible, mais bon sang, il est rare que j'éclate de rire seul devant mon écran ! Certaines répliques sont tout bonnement mythiques, et c'est un vrai plaisir de parcourir un jeu qui refuse à ce point de se prendre au sérieux.
L'histoire, en revanche, m'a laissé perplexe. Je n'ai jamais compris pourquoi notre personnage — le fameux Chasseur de l'Arche — laissait ses alliés se faire massacrer par Troy et Tyreen Calypso sans lever le petit doigt. La plupart des scènes où les antagonistes interviennent se déroulent juste sous notre nez ; pourtant, c'est comme si notre avatar disparaissait pendant la cinématique pour réapparaître par magie juste après. De plus, le jeu est assez bavard, souvent en plein milieu des scènes d'action, ce qui fait que je n'écoutais pas toujours les dialogues. Je me souviens de la trame globale, mais pas d'un enjeu majeur, tant les antagonistes semblent finalement avoir peu d'impact tangible sur le monde.
Enfin, côté graphismes et optimisation technique, aucun souci à signaler. Le jeu tourne à merveille et fourmille de détails, de près comme de loin.
Pour résumer, je considère Borderlands 3 comme un excellent défouloir. Il ne brille ni par sa narration ni par son immersion, et plusieurs points mériteraient d'être revus pour accrocher les joueurs qui ne sont pas déjà fans de la licence. Cependant, on y passe globalement un très bon moment, et je ne regrette absolument pas les quelque 30 heures que j'y ai consacrées. Cela dit, l'expérience ne m'a pas non plus donné envie d'enchaîner sur les DLC.