C'est la fin de l'humanité. L'armée des morts s'est levée et seuls quelques preux chevaliers, ou du moins mercenaires, osent encore lever l'épée à l'encontre de l'ennemi immortel. Escortant un groupe de mages en quête du pouvoir qui permettrait de repousser l'ennemi, vous attrapez votre arbalète, une épée lourde, une paire de petites lames et vos pièges explosifs (oui, vous êtes multitâche) et partez explorer Bound By Flame. Attention, vous risquez d'être refroidi.
Que de retenir de Bound By Flame ? Son manque de cohérence global ? L'intérêt limité des quêtes et des environnements redondants ? L'endurance qu'il faut acquérir pour venir à bout des boss ? La lourdeur des combats ? Les si peu nombreux types d'ennemis ? Si le scénario ne laissait pas présager des prouesses, il semble que Bound By Flame soit parti dans vingt directions à la fois, sans en choisir une franche. Des combats techniques, des dialogues sans fin, une histoire aux innombrables protagonistes, une tentative de discrétion avec les attaques en "rôdeur" (aussitôt démasqué au premier coup de lame...). Du coup, le jeu vous sert un peu de tout sans jamais vous laisser savourer un des aspects, donnant une sorte de mixture générique sans réelle aspérité. L'armée de glace a gagné, Bound By Flame ne réchauffera pas nos consoles.