Techland nous sort une suite allégée de son western, tellement allégée qu’on dirait presque un indé, ce qui fait frémir ! Ce n’est pas tout à fait un indé cependant, les graphismes n’étant pas assez laids pour qu’il se qualifie ou plutôt qu’il rétrograde dans la troisième ligue, celle des branquignols indépendants.
Cela étant, ils ont tenté une approche « cel shading » à la Bordel lands mais le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est plutôt raté : on ne gagne pas en visibilité ni en lisibilité, car ça fourmille beaucoup, les textures ne sont pas assez lissées. Un peu gênant donc, car de surcroît le champ de vision est vraiment très étroit (on a l’habitude sur console mais là quand même…) et vu que la précision est aux abonnées absentes, on galère pas mal.
L’interface est tout de même bien fichue, les effets sonores très réussis et la violence assurément bien rendue. Mais pourquoi le cow-boy se traîne à 0,5 cm à l’heure quand il est accroupi, ça on se le demande… Les duels sont mal implémentés et mal reproduits et carrément injouables en fait, à moins de tricher et de flinguer le crevard avant même qu’il ne dégaine, ce qui est assez ballot.
Rapidement en tout cas, on se retrouve souvent encerclé lors des missions et le temps ralenti reste peu exploitable et peu efficace, aussi bien pour l’imprécision générale à la manette que la durée du ralenti réduite à peau de chagrin. Alors en plus, quand faut se taper un boss (!) avec une barre de vie comme ça que t’égratignes péniblement à la dynamite, on se rend compte que Techland se fout bien de notre gueule.
A moins que ce ne soit une crasse incompétence, va savoir. Faut dire qu’ils sont généralement pas doués les gars et qu’ils enchaînent les daubes les unes après les autres. Avec Gunslinger, voilà donc une daube supplémentaire à leur palmarès…palmerdès pardon ! Con-tinuez comme ça, vous pouvez creuser encore !