Les blockbusters de l'été en hémisphère nord s'accompagne toujours d'un nombre équivalent d'adaptation en jeux, presque toujours de piètre qualité. Captain America arrive à sortir du lot.
Dans le marché du jeu vidéo, il existe deux catégories particulièrement ingrates : les adaptations de films et celles de comics. L'une comme l'autre doivent répondre à l'attente des fans et le résultats est rarement à la hauteur des espérances, à quelques exceptions pour les super-héros comme Batman, Spiderman ou Wolverine. Alors adapter un film de super-héros relève de la mission suicide. Après un Thor catastrophique, on n'attendait rien du Captain America. Et il s'avère qu'il est une agréable surprise. Le titre n'a rien d'exceptionnel, mais le Captain garde un cap honnête et plutôt distrayant en cette période de disette vidéoludique. Le graphisme est correct, mais sans plus, et la progression est ultra linéaire. Le scénario reste classique et très policé, à l'image du héros principal. Alors que l'histoire se déroule en pleine Seconde Guerre Mondiale, le héros se bat contre des nazis sans svastika, plus proches de Papa Schultz que de Wolfenstein. Le salut du Captain vient d'un autre super-héros : Batman. Le système de combat est une copie de celui du mémorable Batman Arkham Asylum. Comme l'explique le test de Jeuxactu.com : « les combats dans Captain America : Super Soldier apportent un sens plus stratégique que la moyenne avec la possibilité d’esquiver les coups des adversaires de manière fluide et intelligente ». Dommage qu'il n'ait pas récupéré d'autres idées.