Carrion a des airs de “jeu d’horreur inversé”, alors que c'est en réalité un labyrinthique metroidvania assez bien pensé.
La sensation d'être un monstre visqueux et immonde est parfaitement retranscrite par le déplacement et le sound design. Le pixel art détaillé et les effets de lumière parachèvent une DA qui fonctionne.
Les compétences que l'on débloque au fur et à mesure forcent à s’adapter à chaque situation, puisque chaque “forme” du monstre n’a accès qu'à un nombre restreint d’actions.
On sera parfois surpuissant, déferlant sur les pauvres ennemis avec sadisme, et parfois trop faible, devant ruser poir parvenir à nos fins.
Même si le jeu tente de varier ses situations, on peut tout de même ressentir un côté répétitif à la longue, avec un ventre mou au milieu de la progression.
Également, l’absence de quête et d’indications claires peut rebuter à certains endroits, surtout si la joueuse n'a pas la patience d’observer les indices discrets des décors.
Enfin, le DLC est court mais jouissif, puisque la difficulté est basse par rapport au niveau de puissance de notre monstrueux avatar.
En conclusion, un jeu très bien packagé, avec un thème original mais un gameplay plutôt classique, et des choix assumés qui peuvent dérouter.