Castlevania: The New Generation
7.6
Castlevania: The New Generation

Jeu de Konami (1994Mega Drive)

Je suis un immense fan de Castlevania IV sur SNES, qui rentre dans ma catégorie "jeu rétro que j'ai découvert sur le tard". J’ai acheté le jeu original il y a maintenant 10 ans, et j’y joue chaque année. Souvent d’une traite et sans savestates. J’adore l’ambiance, la musique, les décors, les boss — bref, j’aime tout dans ce jeu malgré une certaine rigidité des contrôles à laquelle je me suis habitué.


Malheureusement, c’est un peu une malédiction d’avoir commencé la série des Castlevania "2D-plateformer" par le 4e opus, qui offre la meilleure maniabilité du personnage, notamment sa capacité à whip dans huit directions. J’ai maintes fois essayé de jouer aux trois premiers opus de Castlevania sur NES, et c’est vraiment un élément que je trouve particulièrement frustrant, que je n’arrive pas à surmonter. Quand je vois une tête de méduse qui fonce sur moi avec son pattern sinusoïdal des enfers, j’ai envie de la frapper le plus vite possible, pas d’attendre la perfect frame pour la toucher de plein... fouet. (badam tssss)


Castlevania Bloodlines garde cette forme de gameplay lent qui demande au joueur des compétences d’anticipation, voire de mémorisation : savoir quand et où apparaissent certains ennemis. Là où certains y voient un charme "des jeux de l’époque", d’autres seront particulièrement agacés. Je me situe pile au centre, et je le considère plus comme un jeu qui s’apprécie en usant et abusant des savestates pour arriver au bout.


Bref, on peut facilement, de nos jours, se défaire des défauts des jeux anciens, et c’est justement là que j’ai été particulièrement happé par ce jeu.


Là où Castlevania IV évoquait une plongée dans un manoir impossible et mystérieux, Castlevania Bloodlines m’a fait vivre un cauchemar fiévreux et malade. Son ambiance gothique en mode "Europe-Tour" est impeccable. Hormis le boss que j’appellerais simplement Boulon-man (boss de fin du stage 4), qui est une véritable faute de goût, tout le reste est absolument fascinant : décors, ennemis, musiques (il faut aimer le clavecin-core) et boss…boss… tout est à la fois totalement décousu mais aussi totalement unique.


Niveau mécaniques, le jeu propose aussi des éléments intéressants : inversion des contrôles sous l’effet d’un spore, ou encore, dans le dernier niveau, une sorte de glace déformante qui nous donne à voir la réalité sur deux plans de profondeur différents. Le jeu a un côté fondamentalement baroque qui ferait presque passer Castlevania IV pour un enfant sage.


Si j’avais une once de talent en code, je clonerais les contrôles de CIV dans CB — et là, mes amis, on obtiendrait une gemme parfaite... Mais bon, dans l’état : CIV >> CB. Sorry, Sega-boys-n-girls (:

Antoine-Velvet
8
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le 29 avr. 2025

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Antoine Velvet

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