Les développeurs indés développent parfois de drôles d’idées… tantôt ça fonctionne (comme dans un Superhot par exemple) tantôt ça finit en eau de boudin… Or ce Clusterfuck appartient à la seconde catégorie, celle des bonnes idées (très) mal développées.
L’idée ici -complètement siphonnée- est de sauter en vue subjective sur des camions conduits par des Polonais en surdose de vodka qui filent à toute allure et jouent aux bahuts tamponneurs avec de temps à autre des obstacles qui viennent ajouter encore au bordel ambiant…
Si ça se prend en main très vite et si on subodore un potentiel prometteur dès les premiers niveaux, on se rend compte néanmoins du caractère totalement aléatoire du « jeu » en lui-même, car les camions font n’importe quoi et sont imprévisibles : en gros, ça revient à jouer à Colin-Maillard sur une autoroute allemande.
Ce pseudo ‘jeu’ étant comme l’aiment à l’appeler nos amis anglo-saxons du type ‘instafail’ (c’est-à-dire « crève et recommence… connaaard), on peut passer un temps ahurissant sur un seul niveau à sauter comme un dératé en lâchant un « meeeerde » toutes les 15 secondes. D’où son petit nom « Clusterfuck ».
Nul doute que la durée de vie d’un tel produit est par conséquent très longue mais très… usante pour le sang-froid et les nerfs. Je ne doute d’ailleurs pas d’une recrudescence de crises d’épilepsie chez nos amis kévins : deux heures pleines de ce truc pourraient même conduire à des dommages cérébraux alarmants.
Les graphismes sont simples et simplets mais ont le mérite d’être très lisibles pour un ersatz de ‘jeu’ de ce genre alors que la musique assez électro rentre bien dans le crâne à force d’entendre toujours la même. Bien casse-couilles et d’une maniabilité très imprécise et foireuse, Clusterprout est donc une idée qui a foiré sur toute la ligne ou presque : un gros pétard mouillé en somme.