Il y a je crois plus d’un an, j’avais essayé une démo de ce Conan et j’en étais ressorti assez intrigué : le concept et les principes semblaient intéressants voire prometteurs mais à 35 balles, ça me semblait risqué d’autant que le jeu était encore en « game preview », c’est-à-dire clairement pas fini…
Puis fin 2017, une promotion à -50% m’a décidé et Funcom venait d’annoncer que la version finale sortait en juin 2018. Alors j’ai téléchargé le machin, l’ai rangé dans un coin du disque dur et patienté sagement 6 mois, car il n’est certainement pas dans mes habitudes de jouer à des jeux pas finis…
Assez curieusement, les patches ont été très rares durant ces derniers 6 mois de la game preview, puis le jour dit, le jeu a grossi, passant de 30 à 47 Go… Du classique en fin de compte pour un jeu qui passe en version défiinitive, terminée. Et là, depuis juin, les patches déboulent assez régulièrement entre 7 et 9 Go à chaque fois : une paille… mais soit !
Je lis régulièrement dans le fil d’actu que le jeu a de graves problèmes de stabilité et de connexion, car il est avant tout axé sur le multi. Personnellement, je n’y ai joué qu’en solo -non connecté- et dans ces conditions -à part peut-être un plantage- le jeu est d’une stabilité exemplaire.
En tant que jeu de survie et d’artisanat -à l’instar des daubes comme Ark- Conan possède les mêmes défauts inhérents à ce nouveau genre : il faut farmer les ressources comme un crevard et tout fabriquer de A à Z, y compris sa maison et tutti quanti… Amusant au début, ça devient évidemment vite répétitif. Et presque pénible, car l’interface est très perfectible… bien que nettement supérieure à celle d’Ark, soit dit en passant !
Le monde est vaste et joli mais assez vide, le combat est dans l’ensemble étonnamment… foireux. En 1440p sur la One X, Conan utilise l’Unreal 4 pas trop mal mais le jeu est victime d’à-coups de temps à autre malgré le vide qui y règne. A part boire, manger, farmer et fabriquer des trucs, buter quelques sauvages et bestioles, le jeu ne propose rien si ce n’est de l’exploration basique : pas de quêtes, ni de scénario, ni d’objectifs… rien.
L’intérêt cela dit est la nudité totale, ce qui explique l’engouement sur moult serveurs où tout le monde se met sur la gueule à poil ! fille ou garçon, pas de jaloux, vous avez le choix. Il ne manquerait plus que quelques mods pornos, ma foi. Mais ça n’arrivera pas sur Xbox, on s’en doute bien.
Puis début août, un DLC cosmétique sort (des armures et des conneries…), un DLC payant et donc un patch déboule comme souvent pour « préparer » l’arrivée du DLC. Aucun autre correctif dans ce patch, juste un patch préparatoire… et là boum, c’est 49 Go dans ta face ! le développeur explique qu’avec leur système de textures, il faut recompiler à la moindre modification et que c’est à cause de la certification Microsoft et blablabla… prends-nous pour des cons, on te dira rien, développeur de mes deux !
Je trouvais déjà le jeu très médiocre et j’ai une connexion très rapide mais c’est pas une raison pour gâcher autant de bande passante !… alors je l’ai zappé directum le Conan, je l’ai exilé dans les oubliettes de la désinstallation : le donjon des jeux triple C+ invités à dîner le mercredi soir pour l’éternité dont il n’est pas près de ressortir.
Quel dommage, car il y avait du potentiel sur le papier… mais avec des branques pareils, ça ne donnera jamais rien. (Critique écrite en 2018). PS : je crois que cette année, ils ont ressorti leur bouse sur l'Unreal 5... mais sur pc uniquement !