J'ai fini Conarium (non, ce n'est pas un petit enclos vitré dans lequel on élève des petits connards) qu'on m'a vendu comme "un médiocre Walking Sim qui rend hommage à Lovecraft" : c'est exactement ça. ça a déjà été la croix et la bannière de le faire tourner, le jeu plante avec toute une série de CPU intel. C'est aussi un jeu qui ne semble pas prendre en compte certains "layout clavier", mon clavier QWERTZ-CH-FR n'était visiblement pas le bienvenu. Je l'ai finalement fait sur SteamDeck et le jeu tournait à 15-20 fps max avec une console qui moulinait tellement faire et donc je ne sais toujours si le courant d'air créer par les ventilos allaient contrecarrer la chaleur de la machine. En période post-canicule, ce n'était pas idéal. Le gameplay à base d'énigme ultra pénible m'a finalement fait terminer le jeu en regarder un "let's play". Il y a aussi cette effet narratif pénible où notre personnage souffre de maux de tête épisodique et à chaque fois que c'est la même rengaine audio visuelle : vision troublée, déplacement ralenti avec mouvements de caméra lents, battements de coeurs, larsen et râle presque éjaculatoire (et donc gênant à la longue) du narrateur).
Bref, c'est quand même pas Deadly Premonition, mais on est pas loin.
Et pourtant, et pourtant, pour mettre enfiler ces derniers mois une majeure partie de l'oeuvre de Lovecraft, je peux le dire : Conarium a capté quelque-chose de l'esprit de cette auteur "haïssable et blasphématoire". On est plus sur du Lovecraft tardif/mythe de Cthulhu avec une ambiance très proche des Montagnes Hallucinées. Si vous aimez l'ambiance horreur dans l'Antarctique, vous allez adorer. Je ne pense pas que ce jeu n'apporte autre chose que du fan service mais il le fait avec un vrai amour et on s'y croit.