Sans doute le meilleur des 3 (ou le moins mauvais !) grâce à de gros progrès de prise en main et jouabilité. L’interface est bien agréable et très ergonomique, le personnage (masculin ou féminin au choix parmi une galerie qu’on débloque au fur et à mesure) est parfaitement maniable malgré une nervosité un peu exagérée (un souci d’accélération du stick probablement) sur les surfaces étroites. Mais on n’est pas dans un Assassin’s Creed et les bâtiments ne sont pas pensés pour être escaladés en toute décontraction… (hélas).
Si la ville est belle en effet, sa verticalité excessive devient laborieuse (un défaut déjà relevé dans les précédents épisodes) et en fait un « jeu de plate-formes » assez souvent désagréable. Il convient alors de récolter le maximum d’orbes, seul moyen de sauter encore et toujours plus haut : un sacerdoce dont on se serait aisément passé à dire vrai…
Super bourrin, le jeu assume en tout cas ses qualités de bourrineur hors pair avec tout un éventail d’armes de destruction qui ne font pas dans le détail. Et heureusement, car l’action y est rapidement et toujours frénétique, complètement enragée ! l’action est à chaque coin de rue ou de toit, sans compter toutes les zones à pacifier… à tel point que ça en devient… fatigant !
Et puis si Crackdown 3 est très beau, tourne en 4K sur la One X et fait fort bel usage de l’Unreal 4 que l’on avait pas vu à pareille fête depuis… Gears of War 4, le monde ouvert en plus. Mais à seulement 30 im/s bien sûr (faut pas rêver).
Le ton général n’est certainement pas très ‘sérieux’, la VF hargneuse et souvent vulgaire en témoigne : on est là pour ramener l’ordre… dans un maximum de désordre : on dirait tout un congrès de gilets cons avec les camarades syndiqués en colère pour vous con-seiller et vous exhorter à ramener la justice sociale, massacres explosifs (ou au corps-à-corps) à l’appui !
Tout cela est presque amusant… mais dangereusement répétitif tout de même… on se lasse surtout de l’escalade imposée et pénible vers la fin du jeu, pour atteindre les derniers boss. Dommage, car si on sent le potentiel d’un tel défouloir, les choix douteux de (level)design nuisent décidément trop à ses ambitions.