J’attends encore un peu pour faire une critique, mais comment le dire… Quand je quitte le jeu, je ressens vraiment une déconnexion et un retour au réel ; ça fait du bien de ressentir ce genre de chose. Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cette envie de me perdre. Pourtant, au début, je me suis dit : « Non, ne te perds pas partout, tu vas tout explorer et tu ne vas jamais le finir… » Quelle erreur. J’ai passé trois heures à me balader sans rien faire, prenant quelques clichés, me posant sur la tête d’un arbre qui marche… 26 heures de jeu pour l’instant. À voir si cette aura me guide jusqu’au bout de cette aventure…
Bon, après avoir pas mal joué, je peux enfin délivrer un sentiment plus juste concernant ce jeu.
À noter qu’il est souvent comparé à Red Dead Redemption 2, et bien que je trouve le jeu fort sympathique, il n’atteindra jamais le niveau de détail de RDR2.
Tout d’abord, il ne faut pas mettre de côté que le jeu devait être un MMO, et ça se voit. J’ai pas mal joué à Black Desert Online, et à ce niveau-là, je ne suis pas complètement perdu avec Crimson Desert, qui ressemble en certains points à son petit frère. Les PNJ sont inexistants, juste des animations sans vie. Les quêtes font du remplissage, tout comme l’histoire, ce qui poussera certains à arrêter de jouer.
Autre problématique : l’aspect fourre-tout. On a l’impression qu’ils ont voulu mettre absolument toutes les idées dans un seul jeu. Et même si elles sont intéressantes, tout mélanger donne un jeu sandbox — et il faut le voir comme ça. Mais un sandbox où, petit à petit, tu te sens limité… bref.
J’aime beaucoup ce jeu, car j’essaie d’y jouer de la façon dont j’ai envie d’y jouer, et le jeu le permet. Les combats ne sont pas à la hauteur d’un FromSoftware, car encore très confus, avec une caméra assez mauvaise. Crimson Desert est un bon jeu moyen, qui tend vers une possible excellence qu’il n’atteindra sans doute jamais.
Il restera un jeu de cœur pour certains, et un jeu poubelle pour d’autres. Il faut simplement essayer de façonner son propre récit entre ces deux extrêmes.