J’ai lancé le célèbre Crypt of the NecroDancer (2015) un peu par hasard la semaine dernière, curieux de tester ce fameux jeu de donjon procédural rythmique dont on m’avait parlé. Après un peu plus de trois heures de jeu, je peux déjà vous donner un retour honnête. Soyons clair, le concept m’a tout de suite plu, il est vraiment excellent et original. L’idée est d’évoluer dans un donjon où chacune de vos actions doit suivre le rythme de la musique. Déplacer son personnage, attaquer, ramasser un objet, ouvrir une porte ou pousser un bloc : tout doit être exécuté précisément sur le tempo de la musique. Si vous ratez le rythme, le personnage reste immobile pendant cette mesure, ce qui peut vite devenir fatal. Le concept est particulièrement ingénieux. La bande-son est entraînante, la direction artistique en style pixel est charmante, et les premières heures sont franchement drôles et addictives. On a l’impression de danser dans un donjon sous l’effet d’une musique électronique agacée tout en combattant. J’adore particulièrement le chant du marchand qui se colle parfaitement au rythme de la musique, c’est un petit détail vraiment plaisant. Malheureusement, pour moi la magie ne durera pas. Le jeu est extrêmement difficile, même en mode normal, et cette contrainte rythmique devient rapidement frustrante. Je vous laisse consulter la liste des succès, c’est littéralement impossible sans se tuer au jeu pendant plusieurs centaines d’heures. Après quelques parties, j’avais un peu le sentiment de tourner en rond. La répétition prend malheureusement vite le dessus et l’intérêt retombe, sans que la progression lente ou la variété ne viennent compenser.
Crypt of the Necrodancer est un très bon jeu pour son concept audacieux et son originalité, qui méritent d’être salués, surtout pour ceux qui aiment les défis. Pour ma part, après trois heures sympathiques, j’ai vu l’essentiel de ce qu’il avait à offrir et je passe à autre chose.